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Balak
EN EXIL A CAUSE DE LA VERITE

Dédié à la libération de tous les prisonniers juifs et de toutes les femmes et enfants juifs retenus de force dans des villages arabes.

On nous a souvent répété à juste titre la gravité de la médisance. Dire du mal d’autrui est une faute aussi grave que la débauche, le meurtre et l’idolâtrie réunis. Et si nous sommes encore en exil c’est à cause de la médisance, le trop fameux lachone hara.

La première erreur commise par ceux qui ne prennent pas la peine d’étudier ou de réviser les lois du lachone hara est de croire qu’il n’est pas interdit de répéter une information dès lors qu’il s’agit de la vérité. Souvent lorsqu’on dit à quelqu’un "c’est du lachone hara" il répond "non c’est la vérité". Or c’est justement parce que c’est la vérité que c’est du lachone hara. Si le mal qu’on dit sur autrui est faux il s’agit d’une autre faute : le motsi chem ra, diffamation, qui consiste à donner une fausse mauvaise réputation.

Le lachone hara consiste donc à dire en toute vérité du mal sur autrui, et c’est à cause de cette faute que nous sommes encore en exil. En d’autres termes nous sommes en exil à cause de…la vérité !

Le ‘Hafets ‘Haïm explique comment cela se passe : le grand accusateur se présente devant D-ieu et il Lui répète avec nos propres mots le mal qu’on dit sur l’autre, appelons le Jean. Alors le Créateur se voit contraint, si l’on peut dire, de punir Jean. Il aurait préféré attendre que celui-ci se repente mais l’accusateur est intervenu. Et par conséquent D-ieu déteste la médisance car elle l’oblige à utiliser Sa rigueur au lieu d’utiliser Sa compassion.

C’est la raison pour laquelle il faut répondre à celui qui médit que nous n’acceptons pas ses paroles : "ani lo mékabel !". Et de la même manière D-ieu pourra répondre à l’accusateur : "Ani lo mékabel !".

Rabbi Na’hman enseigne qu’il y a deux types de vérité : la vérité tout court et la vérité vraie. Lorsqu’une personne agit mal à mes yeux, à plus forte raison si cela m’affecte personnellement, alors je limite son existence à ses actions et elle devient une mauvaise personne. Je suis d’autant plus sûr que la vérité est avec moi.

Et puis il y a la vérité vraie. Lorsqu’il s’agit de déterminer la valeur d’un individu, la Torah ne s’arrête pas aux faits "objectifs", elle recherche des circonstances atténuantes. Cela parce qu’elle part d’un principe de base indépassable : les êtres humains sont foncièrement bons, même cette personne que je déteste et qui me fait tant souffrir. Si j’y croyais, beaucoup de choses pourraient s’arranger, beaucoup…

Se retenir de faire du lachone hara est un acte extrêmement méritoire mais il faut le faire pour les bonnes raisons. Si lorsque je me retiens de dire du mal je reste malgré tout convaincu que la personne est mauvaise mais qu’il m’est interdit de le dire, je n’ai pas vraiment compris le message divin. En vérité on devrait s’abstenir du lachone hara au motif que l’on n’a aucune envie de dire du mal d’autrui, ce ne devrait pas être un effort que de se retenir.

Pour arriver à un tel état d’esprit il faut s’habituer, nous dit Rabbi Na’hman, à se concentrer sur les points positifs, non seulement ceux des autres mais aussi les siens. Et lorsqu’on regarde le bien on le fait exister ; les personnes les plus dures s’adoucissent parce qu’elles sentent qu’on ne les juge plus avec un mauvais œil, alors la vérité vraie se dévoile et la joie et la délivrance sont possibles.



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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