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Behaalotchah

« Parle à Aharon et dis-lui : lorsque tu élèveras les lumières devant la face de la ménorah, alors les sept lumières éclaireront » (Béha’alotékha 8/2).

Lorsque le grand prêtre allumait le candélabre à sept branches (ménorah) il devait arrêter la flamme à distance de la mèche et laisser la lumière s’élever et s’allumer d’elle-même. C’est la raison pour laquelle la Torah utilise l’expression "lorsque tu élèveras" au lieu de "lorsque tu allumeras", afin de comprendre que la flamme s’élevait miraculeusement d’elle-même.

Dans cet acte quotidien se trouve l’un des plus grands mystères de la création…

En effet le grand prêtre n’avait pas le droit d’allumer les bougies afin que l’on comprenne que D-ieu est celui qui fait tout dans le monde, tout est Sa volonté. De l’autre côté si le grand prêtre n’avait pas présenté de flamme, la ménorah ne se serait jamais allumée. En d’autres termes tout est organisé par D-ieu, absolument tout, et paradoxalement D-ieu a décidé que rien ne puisse se faire sans l’intervention de l’homme, intervention qui ne peut avoir lieu sans utilisation de son libre-arbitre.

Cette contradiction n’est pas vraiment explicable jusqu’à l’arrivée du libérateur, néanmoins elle est à la base de la création du monde et transcende tous les domaines de notre existence (Likoutey moharan 64).

On ne peut qu’admirer le fait que D-ieu ait créé un système où Il demeure le Roi des rois et où, en même temps, l’homme a la responsabilité du monde entre ses mains. Par exemple dans le domaine de l’intelligence, Rabbi Na’hman explique que l’homme doit s’efforcer de présenter la flamme de sa volonté à servir D-ieu en l’exprimant par la purification des sept branches de la ménorah du visage qui sont : les deux yeux, les deux narines, les deux oreilles et la bouche (Likoutey Moharan 21).

C'est-à-dire qu’il sanctifie sa bouche en s’éloignant du mensonge, il sanctifie ses yeux en recherchant systématiquement le bien en chaque chose, il sanctifie ses oreilles en écoutant les paroles des sages et enfin il sanctifie ses narines en essayant de ressentir constamment la présence du ciel. Et lorsqu’il fait ce travail alors la flamme s’allume d’elle-même et il est investi d’une intelligence qui provient directement de D-ieu, c'est-à-dire qu’il a la capacité de vivre au niveau de la contradiction dont nous avons parlé sans tomber dans les extrêmes de la prise de pouvoir (car tout dépend de l’homme) ou de la déresponsabilisation (car tout dépend de D-ieu).

Et Rabbi Nathan explique que même Moshé rabbénou eut du mal avec ce concept et c’est la raison pour laquelle il n’arriva pas à construire la Ménorah, c'est-à-dire qu’il ne comprenait pas comment l’homme avait une telle importance devant D-ieu car il était très très humble. Jusqu’à ce que vienne son élève Betsalel qui lui croyait dans l’importance de l’homme et en particulier dans celle de son maître Moshé rabbénou et il n’eut pas de mal à construire la ménorah (Likoutey halakhot, Birkot hasha’har 5/46).

D-ieu est extraordinaire et Sa grandeur infinie, tout vient de Lui. Et pourtant cette donnée de base n’évacue pas le fait que nous ayons une importance extrême non seulement à Ses yeux mais en valeur absolue, Il a choisi de créer une réalité où rien ne peut se faire sans nous, même si à la fin du compte tout n’est que Sa volonté.

Quand c’est incompréhensible et vrai ça ne peut être que juif.

A nous de vivre à la hauteur des espérances que D-ieu nous porte et des forces qu’il a placées en nous. Car l’exil est essentiellement un éloignement de la grâce et de l’importance authentique que chacun possède en soi (Likoutey Moharan 1).

Soyons à la hauteur des êtres merveilleux que nous sommes et commençons simplement à nous améliorer selon notre rythme et notre niveau, avec joie. Et notamment en sanctifiant les sept branches de notre ménorah, afin de dévoiler une sensibilité à la spiritualité que nous ne pouvons imaginer tant elle est grande.

Chabat chalom.



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