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Behaalotchah (5768)

Dédié à la réfoua chéléma d'AMRAM BEN MAZAL TOV

Dans notre paracha, D-ieu demande à Moshé d’avertir son frère Aharon d’une mission qui lui revient : allumer les lumières de la ménorah. Le terme utilisé par la Torah est étonnant : « lorsque tu élèveras les lumières/béhaa’alotékha et hanérot», on aurait plutôt du dire : lorsque tu allumeras/béhadlikékha.

Rashi nous explique la raison de ce langage : la Torah a utilisé le terme «élèveras» pour nous apprendre qu’Aharon ne devait pas allumer la lumière par lui-même, il présentait la flamme à distance de la mèche et elle s’élevait toute seule.

Le secret de la vie est contenu dans cette action. D’un côté Aharon n’allume pas la mèche mais de l’autre s’il ne présente pas sa flamme la mèche ne s’allumera pas. En d’autres termes l’homme ne fait rien, c’est D-ieu qui fait tout, mais si l’homme n’agit pas il ne se passe rien du tout.

Lorsqu’on essaye de prendre des décisions, on se demande toujours quelle sera la part de l’intervention divine, jusqu’où on doit agir personnellement et dans quels domaines il faut laisser D-ieu faire. On peut « simplifier » les choses en refusant ce paradoxe et choisir de vivre seulement un de ses aspects. Par exemple on peut décider que tout dépende de nous (même si on admet théoriquement que tout soit Sa volonté), on rentre alors dans le monde du la’hats/la pression. Dans ce monde les résultats dépendent de mes efforts, l’échec me remet en cause, l’homme est un loup pour l’homme et je n’ai pas le temps. Cela ressemble à Aharon essayant d’allumer la ménorah par lui-même.

L’autre simplification consiste à décider que tout, absolument tout, vienne de D-ieu et que l’homme ne fait rien. Cette erreur peut surtout concerner des personnes spirituellement engagées. On peut la constater dans le cas de familles n’ayant pas à manger et dont le mari se refuse de travailler pour la bonne raison que c’est D-ieu qui nourrit. Ceci s’appelle la déresponsabilisation et cela ressemble à Aharon ne présentant pas de flamme devant la mèche car D-ieu allumera…

Dans l’enseignement 64 du Likoutey Moharan Rabbi Na’hman enseigne que D-ieu a du se retirer pour que le monde puisse exister, ceci est le concept dévoilé par le Ari Hakadosh : la contraction de la présence divine/tsimtsoum donnant lieu à l’émergence d’un espace vacant/’hallal hapanouy à l’intérieur duquel le monde peut se maintenir. Par conséquent pour que nous puissions exister D-ieu doit forcément être absent. Mais de l’autre côté nous dit Rabbi Na’hman rien ne peut subsister si D-ieu n’est pas présent. Et il rajoute que ce paradoxe est le fondement de la création mais qu’il ne pourra pas être compris avant les temps futurs/lé’atid lavo. Il ne peut s’appréhender que par la foi.

Ainsi nous sommes constamment en train de vivre la présence et l’absence de D-ieu (yèch vé aïn).

Cette présence/absence signifie aussi que tout est la volonté de D-ieu et qu’en même temps tout dépend de l’homme. Le libre-arbitre existe et il n’existe pas. Il n’y a rien à comprendre à ce stade de notre histoire, il faut simplement l’accepter et le vivre.

Comment ? En agissant comme Aharon qui présente sa flamme tout en sachant que ce n’est pas lui qui allume mais en comprenant aussi que si on n’agit pas, si on ne présente pas sa flamme rien ne se passera. Cet état d’esprit est le propre de la vraie sérénité.

Prenons comme exemple l’éducation des enfants. Combien de parents vivent-ils sous le stress permanent des moindres faits et gestes de leurs enfants avec la peur qu’ils tournent mal. Ils ne peuvent pas s’empêcher de transmettre cette pression à leurs enfants et ne les aident pas ainsi. D’autres abandonnent complètement leurs enfants à la rue et à l’école et ne les aident pas non plus. Le parent juif doit faire tout ce qu’il peut pour bien éduquer ses enfants et il doit savoir en même temps que le résultat ne dépend pas de lui. Au contraire plus on en est conscient et meilleurs sont les résultats car on donne à l’enfant ce dont il a le plus besoin : de l’amour sous forme de joie et de sérénité.

Finalement D-ieu a créé un système où nous ne pouvons rien faire sans Lui et où il ne peut rien faire sans nous. Ce n’est pas qu’Il ne puisse pas mais Il a décidé qu’il en serait ainsi. Nous sommes donc véritablement les associés du Créateur. Les sages nous disent : là où tu verras Sa grandeur, tu verras Son humilité. Vraiment nous avons un D-ieu merveilleux!

RA’HAMANOUT/COMPASSION

-Celui qui a pitié des pauvres méritera de voir les consolations de D-ieu.

-Il réussira aussi constamment.

-Le manque de compassion entraîne la famine.

-Il entraîne aussi la multiplication des vols.

-Celui qui prie avec force méritera d’avoir de la compassion pour les pauvres.

-Celui qui rend du bien contre le mal qu’on lui a fait allongera ses jours et ses années.

-Si tu vois ton frère dans la souffrance et que tu ne l’aides pas, c’est comme si tu l’avais fait souffrir.

-Celui qui voit son prochain dans la souffrance doit prier pour lui et demander miséricorde.

-L’homme ne doit pas faire souffrir les animaux car cela lui nuira.

-Le moyen d’enlever la tristesse est d’avoir de la compassion.



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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