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Bereishit (5768)
BERECHIT: AU (RE)COMMENCEMENT
Lors du Chabat dernier, nous avons terminé le Sefer Torah et l'avons recommencé en lisant le début de la première Paracha: Béréchit, que nous lisons entièrement cette semaine. Il existe une coutume chez certaines communautés séfarades de ne rien dire entre la lecture de la fin du Sefer et celle du début, ceci est très étonnant quand on sait qu'il est absolument permis de parler entre deux lectures de la Torah. Ce silence est donc significatif, il veut nous faire comprendre que la fin de la Torah et son début sont trés liés. Etudions alors les derniers mots du Sefer Torah: "Lé'éné col Israël", qui signifie: Aux yeux de tout Israël. Il a été communément admis par notre peuple que l'explication simple des versets (Pchat) se trouve dans le commentaire de Rachi. On peut supposer que le dernier Commentaire de Rachi sur la Torah recèlera un message particulier, surement une louange de celle-ci. Voila ce qu'il dit au sujet de "Aux yeux de tout Israël": le coeur de Moché l'a entrainé à briser les Tables de la Loi "aux yeux d'Israël" et Hakadoch Baroukh Hou a été d'accord avec Moché et lui a dit: tu as bien fait! Non seulement il n'y a pas ici de louange de notre sainte Torah mais au contraire, on parle de la briser en la jetant à terre. Rappelons le contexte: Après avoir reçu les Tables de la Loi (Lou'hot) au sommet du mont Sinaï, pendant 40 jours, Moché redescend vers le peuple et le trouve en train de s'adonner à l'idolâtrie autour du veau d'or. Il prend alors les Lou'hot c'est à dire la Torah donnée par Ha-chem, et les jette sur le sol. Si l'on réfléchit un peu, cet acte est incompréhensible. Imaginez un grand Tsadik, comme Baba Salé ou l'Admour de Loubavitch qui, voyant des Juifs mal se comporter prend le Sefer Torah de la Synagogue et le jette à terre. On n'imagine pas un instant que ce soit possible, se mettre en colère au point de jeter un Sefer Torah!? Même nous, nous ne pourrions le faire, à plus forte raison un Tsadik. Alors comment comprendre ce qu'a fait Moché Rabénou et comment comprendre que la Torah se termine par le relatement de cet évènement? Rabbi Nathan va nous répondre grace aux enseignements de Rabbi Na'hman. Rabbi Nathan explique dans son livre Likoutey Halakhot que quand Moché Rabénou est descendu de la montagne et qu'il a vu le veau d'or, il a compris que, selon la Torah, le peuple juif était coupable d'extermination. Il s'adressa alors à D-ieu et Lui dit: si cette Loi que Tu nous donnes entraine la disparition des enfants d'Israël, nous ne voulons pas d'une loi comme cela! Et il la jeta à terre, ce à quoi D-ieu lui répondit: tu as bien fait. C'est à dire que Moché Rabénou avait compris que l'intention réelle d'Ha-chem n'était pas du tout de détruire Israël. D-ieu désire que nous revenions vers Lui et pardonne toujours. C'est pourquoi, dans la discussion qui suivit la brisure des Tables de la Loi, Il dévoila à Moché les 13 attributs de Ra'hmanout (miséricorde) qui sont les garants du fait qu'Israël ne sera jamais détruit parce qu'Il attend avec une patience infinie que nous fassions Téchouvah. Rabbi Nathan continue et nous enseigne que les premières et deuxièmes tables de la Loi font allusion à deux sortes de vérité: la vérité qui éloigne et la vérité vraie (émet léamito). En effet, il est possible de lire la Torah d'une telle manière qu'elle ne laisse pas d'espoir à l'individu. Certaines personnes font des conférences en insistant tellement sur la dureté des punitions qu'elles découragent leur audience de vouloir s'approcher de la dévotion, et le plus incroyable est qu'elles provoquent ce découragement avec des paroles de Torah. On ne rappelle pas que D-ieu attend notre retour et qu'Il est très proche de nous, prêt à tout pardonner. Au contraire, on fait de D-ieu uniquement un juge punisseur et de l'homme qui faute une créature sans avenir. Cette "vérité" est la vérité qui éloigne, c'est une lecture de la Torah qui, même si elle se base sur des paroles vraies, reste incomplète car elle évacue la notion de Téchouvah et de Ra'hmanout de D-ieu. En outre, Rabbi Nathan explique que certains livres de morale (Moussar) ne correspondent plus à nos générations et qu'il vaut mieux les fermer. Ces livres qui, à leur époque, avaient la capacité de réveiller le Juif et de le rapprocher authentiquement d'Ha-chem, n'ont plus le même effet sur nous car nous ne possédons plus les mêmes aptitudes spirituelles, ils nous donnent l'impression que servir D-ieu est trop difficile. A tout ceci, il faut donner la même réponse que Moché Rabénou et "briser" ces premières tables, cette vérité qui si elle est vérité n'en reste pas moins incomplète parce qu'elle est décourageante. La vraie vérité, les deuxièmes tables, représente la Torah éclairée par les enseignements des Tsadikim authentiques qui montrent que le désespoir n'existe pas et qu'il est interdit de se décourager car c'est seulement le découragement et la tristesse qui maintiennent l'homme éloigné de D-ieu. C'est pourquoi la vraie réponse consiste à recommencer à nouveau, quelles que soient les fautes que nous avons faites et même si nous les avons refaites sans arrêt. Faire taire la voix intèrieure qui nous demande de ne plus y croire. On comprend maintenant pourquoi la fin de la Torah (la brisure des tables) est immédiatement suivie par le début de la Torah: Béréchit, qui signifie le commencement, c'est à dire la capacité de toujours recommencer à zéro, selon son niveau et pas plus, parce que D-ieu nous aime infiniment.
EMOUNA (LA FOI)
-"L'unification de D-ieu se fait avec les âmes d'Israël." Commentaire: Si Rabbi Na'hman a placé cet enseignement dans le sujet "Emouna", c'est peut-être pour que nous comprenions que le rapport essentiel du Juif avec Ha-chem se construit avec la Emouna. C'est la foi qui permet l'unification du peuple juif avec le Créateur. Or l'unification (Y'houd) est selon les cabbalistes la raison essentielle de notre service divin. En d'autres termes, la Emouna est le plus grand vecteur de l'union parfaite entre D-ieu et Israël, que le Cantique des cantiques compare à la relation entre un fiancé et une fiancée. Car celui qui a confiance en D-ieu manifeste ainsi son amour pour le Créateur. -"La faute de l'homme introduit en lui de l'hérésie." Commentaire: L'hérésie (Kfira) consiste à renier D-ieu et les Sages d'Israël. Elle est donc le contraire de la Emouna qui représente justement cette croyance que D-ieu a créé le monde et qu'Il le dirige selon Sa volonté, jusqu'aux moindres détails. Qu'Il a donné la Torah au peuple d'Israël et que les Sages sont les représentants de Sa parole. Ils enseignent ce que nous devons faire et ne pas faire. Quand un homme commet une faute il abandonne ce principe directeur et en outre, la faute a pour particularité de voiler la Présence Divine. Il fait alors automatiquement entrer de l'hérésie en lui. Néanmoins, il pourra détruire cette dernière en se renforçant dans la foi. -"Quand un homme perd la foi, il doit pleurer." Commentaire: Ce conseil semble difficile à suivre d'autant plus que Rabbi Na'hman enseigne ailleurs que celui qui essaiera de pleurer ne pourra y arriver. Néanmoins, celui qui perd la foi devra méditer profondément sur sa situation, parce qu'il s'est éloigné de son Père divin. Et s'il prend cette réflexion à coeur et l'associe à des prières pour sortir de cette chute, nul doute que (sans l'avoir cherché) les larmes couleront de ses yeux, envoyées par le ciel en récompense de l'effort personnel. Ces larmes lui donneront des forces spirituelles et, à la fin, il reprendra le dessus. LE SERPENT ETAIT RUSE Nos sages racontent que quand le serpent a abordé 'Hava (Eve) dans l'intention de lui faire manger le fruit défendu, il l'aborda en disant: "N'est-ce-pas que D-ieu vous a interdit tous les arbres du jardin", et ensuite il commença sa discussion jusqu'au point de la faire fauter. Au sujet de ce premier argument, le Or Ha'haïm Hakadoch explique: le serpent savait bien que les autres arbres étaient permis, ce qu'il fit comprendre à 'Hava est que si elle ne pouvait pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, alors même si elle mangeait du fruit des autres arbres, cela n'avait aucune valeur, comme si elle n'avait rien mangé du tout car seul le fruit défendu avait de l'importance. Rabbi Na'hman enseigne que tel est le chemin du Yetser Hara, il focalise notre intention uniquement sur ce que nous ne pouvons faire ou sur ce qui est interdit. Le pratiquant n'arrive pas à se réjouir des Mitsvot faciles à accomplir (Talit, Téfilines, Téfila, Chabbat et fêtes, etc), il ne regarde que les choses trop difficiles pour lui en pensant qu'elles sont seules à avoir de la valeur. Il developpe donc un sentiment de frustration qui l'empêche de servir D-ieu dans la joie et le maintient éloigné de la dévotion authentique, il ne peut pas progresser ainsi. Quant au non-pratiquant, il fait la même erreur à un autre niveau, il pense que seules les choses interdites sont bonnes et ne croit pas qu'il peut être heureux en respectant la Torah et les Mitsvot. Et même s'il est sûr que la vérité se trouve chez les Sages d'Israël, il ne croit pas que les petits efforts qu'il pourra fournir sont importants aux yeux de D-ieu (bien évidemment il se trompe). C'est pourquoi Rabbi Na'hman est venu nous enseigner exactement le chemin inverse du serpent. Le service de D-ieu doit se faire avec simplicité, authenticité et joie. Savoir se réjouir de ce qu'on fait et ne tenir compte que du positif, sans pas s'apesantir sur nos manques. C'est ainsi qu'à la fin du compte on réussira son passage sur terre à condition d'être patient et de suivre ce chemin, Rabénou l'a promis.
On ne peut pas se rendre, à Chabat, dans une maison qu'on envisage de louer ou d'acheter afin de voir si elle nous convient ou pas, ou de vérifier les réparations à effectuer le lendemain. Cette interdiction est à condition qu'il soit reconnaissable que la maison est à louer ou à acheter, par exemple si elle est vide ou nouvelle.


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