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Chayei Sarah (5769)

Dédiée à la mémoire d’Avraham Albert ben Sim’ha Tordjman et Gerard ‘Haï ben Emma. Ainsi qu’à la réfoua chéléma de Rina Brakha bat Esther, René ben Denise et à la libération de Guil’ad Shalit et Jonathan Pollard.

Le début de notre Paracha nous raconte les pourparlers entre Avraham et ‘Efron, propriétaire de la caverne de Makhpéla qu’Avraham désire acheter afin d’y enterrer Sarah qui vient de mourir à l’âge de 127 ans.

‘Efron désire la lui donner mais Avraham insiste plusieurs fois afin de payer le prix plein. Il finit par convaincre ‘Efron qui lui demande alors la somme faramineuse de 400 sicles d’argent. Cela ressemble à une personne qui veut offrir une cigarette à son ami mais celui-ci tient absolument à la payer, il lui demande alors 10 000 euros.

Et Avraham accepte, il paye…

A ce sujet Rabbi Nathan enseigne : « Avraham ne voulut pas prendre la grotte de Makhpéla en cadeau d’Efron à cause de l’exceptionnelle sainteté qui se trouvait à cet endroit. Tant qu’elle appartenait à Efron la grotte était entourée par des écorces négatives et il n’y régnait que ténèbres et obscurité. C’est la raison pour laquelle on ne pouvait la prendre d’Efron en cadeau, gratuitement, il fallait payer le prix plein. Car on ne peut sortir et élever la sainteté gratuitement, en particulier une telle sainteté. Par conséquent Avraham donna 400 sicles d’argent/KeSSeF qui font allusion aux 400 mondes de KiSSouFim (désirs puissants et aspirations à la sainteté) tel qu’il est rapporté dans le Zohar » (Likoutey halakhot matana 4/11).

L’écorce qui empêche le fruit de la sainteté d’apparaître est la volonté d’obtenir les choses facilement, sans effort. A ce sujet les sages enseignent que le penchant du mal/yetser hara apparaît chez l’être humain dès qu’il sort du ventre de sa mère. Et pourquoi : parce que pour la première fois de sa vie le bébé doit fournir un effort et respirer par lui-même. C’est la raison cachée pour laquelle il pleure.

La civilisation occidentale essaye de nous faire rêver d’un monde facile, elle nous fait dépenser notre argent pour faire le moins d’effort possible. Plus c’est facile, rapide et confortable et plus c’est cher. Quant à faire des efforts pour la sainteté, l’Oréal n’a pas encore trouvé de slogan accrocheur.

Rabbi Nathan enseigne que le nom ‘Efron correspond à ‘Afar: la poussière de la terre. Dans son aspect positif la poussière de la terre représente la terre d’Israël, dont la première acquisition fut justement la grotte de Makhpéla. Mais dans son aspect négatif le Afar/Efron représente la tristesse et la paresse (Likoutey Moharan 4). La punition du serpent originel fut de ramper à terre et d’avoir comme nourriture la poussière, à portée de sa gueule, sans effort…

Et nous lorsque nous sommes tristes, lorsque nous n’avons plus envie de rien faire, nous nous allongeons, près de la poussière de la terre.

Il est donc normal de ressentir une soudaine paresse et un manque de motivation, voire un découragement, lorsqu’on envisage de rentrer dans le monde de la sainteté. Car il y a un prix à payer, les  400 sicles d’argent/KeSSeF.

Et si je n’ai pas de KeSSeF?

Impossible ! Chaque juif a du KeSSeF, le KeSSeF du juif ce sontles KiSSouFim (désirs puissants et aspirations à la sainteté). En d’autres termes le prix à payer pour acquérir un degré supplémentaire de sainteté et acheter la caverne : c’est la volonté, le désir d’y arriver même si on n’en est pas encore capable. Et plus une chose est importante, plus il faut la vouloir.

Il ne s’agit pas ici d’y arriver mais de VOULOIR y arriver. A ce niveau nous sommes tous égaux, la volonté et le désir relèvent du libre arbitre le plus pur. Néanmoins Rabbi Na’hman enseigne qu’afin de concrétiser nos aspirations il faut les exprimer à D-ieu avec notre bouche et ne jamais se décourager d’en parler avec Lui, de demander, jour après jour. C’est ainsi qu’on réussit (Likoutey Moharan 31 et 66).

Rabbi Nathan enseigne que lorsque l’être humain quitte ce monde et qu’on lui demande s’il a pratiqué une certaine mitsva il est possible qu’il réponde non. On lui demandera alors s’il a voulu le faire, c'est-à-dire s’il a au moins prié D-ieu sincèrement pour pouvoir y arriver. S’il répond oui on considèrera qu’il l’a fait. Il explique aussi que l’ampleur de la récompense qui attend le juif dans le monde futur est fonction de sa capacité à toujours vouloir et ne pas se décourager, même s’il n’y arrive pas.

D-ieu ne demande pas de comptes pour des choses qu’on n’est pas capable de faire, se rappeler de Sa bonté, de Son « humanité » nous permettra de trouver en nous la force de vouloir.

Il faut vouloir vouloir…



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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