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Chemot (5768)
UN NOUVEAU ROI

« Un nouveau roi se leva qui ne connaissait pas Yossef » (Chémot 1-8)

Au sujet de ce nouveau roi, deux sages du Talmud, Rav et Shmouel, s’opposaient. L’un disait qu’il s’agissait vraiment d’un nouveau roi tandis que l’autre affirmait qu’il s’agissait du même roi qui avait promulgué de nouveaux décrets. Afin de comprendre comment ces deux opinions ne s’opposent pas, étudions l’enseignement 72 du Likoutey Moharan de Rabbi Na’hman. Le Tsadik nous y apprend ce qui suit :

« Parfois, un homme est pris par une forte pensée de repentir, au même moment il devient une personne kashère. A la suite de ce réveil du cœur, il veut bien agir. Il désire alors voyager chez le Tsadik. Mais par la suite lorsqu’il voyage, son mauvais penchant (yetser hara) l’attaque et lui fait perdre son désir antérieur. Le yetser continue son attaque jusqu’au point où, lorsque la personne arrive chez le Tsadik, elle n’éprouve plus aucune envie d’y être. Une telle situation ne doit pas te troubler ni te rendre confus.

En effet, sache qu’au moment où il a eu sa forte pensée de repentir grâce au bien qui s’est réveillé en lui et grâce aux bonnes actions qu’il a faites au même moment, il a tué et annulé son yetser hara. Puis lorsqu’il a voulu voyager chez le Tsadik (c'est-à-dire grandir spirituellement), un nouveau yetser hara, plus grand que le précédent, s’est levé contre lui. C’est la raison pour laquelle il a perdu son désir de téshouva (repentir). Ce principe est énoncé dans le talmud Soucca (52b) : plus un homme grandit, plus son yetser hara est grand ». Par conséquent il faut se battre contre lui sous peine de perdre complètement son désir originel, un renforcement nouveau contre ce nouvel ennemi qui attaque. »

Rabbi Nathan, l’élève de Rabénou, utilise cet enseignement pour nous expliquer la controverse talmudique entre Rav et Shmouel. En effet, le roi d’Egypte, pharaon, symbolise le  yetser hara qui est appelé « un roi stupide et puissant » dans Kohélèt. L’opinion qui dit qu’il s’agit d’un nouveau roi fait allusion au fait que lorsqu’on grandit spirituellement, un nouveau yetser nous attaque, que l’on ne connaissait pas. C'est-à-dire qu’il utilise de nouveaux subterfuges, de nouveaux décrets, pour nous éloigner d’Ha-shem, D-ieu présèrve. Néanmoins, à la racine, il s’agit bel et bien du même yetser hara, le même roi, qui nous attaque sous une forme nouvelle. Ainsi les deux opinions ne s’opposent pas vraiment. L’une parle du vécu de l’homme qui veut sortir de son Egypte personnel et pour qui il s’agit vraiment d’un nouveau yetser, tandis que l’autre parle au niveau de l’essence des choses.

De cet enseignement, chaque personne doit comprendre quels sont les pièges propres à l’évolution spirituelle. Prenons par exemple un individu matérialiste qui conçoit le bonheur comme une voiture décapotable roulant le long d’une plage, avec à ses côtés une poupée barbie suscitant l’admiration de l’entourage, le tout sur fond de compte bancaire bien rempli. Son yetser est déguisé en voiture, en poupée et en argent et lui explique que la Torah n’est qu’une succession de contraintes ennuyeuses qui l’empêcheront d’être heureux. Lorsque cette personne commence à réaliser l’absurdité de telles valeurs et veut grandir spirituellement. Lorsqu’elle concrétise son désir par de bonnes actions, faire Chabat par exemple, elle tu et annule son yetser hara. Ce dernier ne peut plus l’attaquer en lui disant, comme il le faisait auparavant, que le Chabat est un jour où l’on s’ennuie. Car notre homme a enfin goûté à la véritable saveur du septième jour. C’est alors se lève un nouveau roi avec de nouveaux décrets. Il va prendre un nouveau déguisement, soit sous la forme d’une intransigeance religieuse ou d’une autosatisfaction démesurée. Le résultat étant le même : l’arrêt de l’évolution spirituelle authentique.

Nombreux sont ceux qui ont connu une période de forts désirs spirituels qui se sont hélas éteints avec les attaques de ce nouveau roi plus puissant. Et même ceux qui aujourd’hui continuent à avancer, doivent savoir qu’ils sont eux-aussi forcément victime des subterfuges d’un nouveau roi déguisé en arguments pieux. Rabbi Na’hman nous prévient de cela dans la première Torah du Likoutey Moharan où il dit que le yetser hara s’habille en Torah et en bonnes actions pour réussir à faire chuter quelqu’un. Si l’on y regarde de près, on verra par exemple que lorsque deux êtres humains se font la guerre, ils justifient leur position avec leur volonté de faire des bonnes actions. Certains justifient même leur non-pratique de la Torah avec des arguments religieux. Quoi qu’il en soit, il fut être bien conscient que le roi stupide et puissant se relève toujours sous une autre apparence, telle la beauté blanche d’une vague qui se prépare pourtant à faire chavirer un bateau.

Malgré tout, ce roi ne nous attaque que parce qu’il ne connaissait pas Yossef. C’est une allusion au fait que lorsqu’on s’éloigne des tsadikim, lorsqu’on ne recherche plus les enseignements du Yossef de la génération, on laisse alors s’exprimer un nouveau roi dont le seul désir est de nous faire chuter dans l’esclavage des pressions et des découragements de la vie quotidienne. En sens inverse, celui qui reste attaché aux tsadikim pourra toujours se relever et mener une vie entière et pleine. Dans la joie sereine de la présence divine, annonciatrice de notre très proche délivrance, amen !

LA TRISTESSE
-Celui qui n’a pas encore réparé ses fautes de jeunesse est attaqué par les inquiétudes.

Celui qui n’a pas encore réparé ses fautes de jeunesse est attaqué par les inquiétudes.

-Dans la majorité des cas, la souffrance de quelqu’un provient de sa parole.

-Quand tu souffres, parles-en.

-L’inquiétude qui est dans le cœur entraîne la peur de mourir.

-Celui qui est triste devra regarder les tsadikim, grâce à cela il aura de la joie dans le cœur.

-La tristesse affaiblit l’être humain.

-A cause de la tristesse, D-ieu n’est pas avec nous.

-La tristesse fait que l’on est méprisé par les autres.



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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