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Emor (5769)
UN NOUVEAU CHEMIN
"Boeuf ou agneau, le père et son fils vous ne les abattrez pas le même jour." (Vayikra 22- 28). Rabbi Na'hman enseigne que l'abattage rituel (Ché'hitah) fait allusion à la Téchouvah de l'homme. En effet, quand on abat une bête selon la loi, on libère l'âme qui était contenue dans cet animal et elle obtient sa réparation. De la même manière, la Téchouvah consiste à abandonner nos mauvais comportements et l'aspect bestial de notre personnalité, symbolisé par la mort de l'animal. On libère alors son âme en lui donnant priorité dans nos décisions et actions. Une fois ce principe énoncé, posons-nous la question suivante: pourquoi est-il interdit d'abattre le même jour un animal et son enfant? Rabbi Nathan, le principal élève de Rabbenou a levé cette interrogation. Il nous enseigne que l'animal et sa progéniture font allusion à deux générations différentes. L'histoire du peuple juif se décompose en générations (Dorot). Il s'agit de périodes déterminées, irrégulières en nombre d'années, pendant lesquelles nous avons vécu une situation particulière de notre histoire, par exemple la période des Rois, des Juges, la domination grecque, l'Inquisition, etc. A chaque époque, le peuple juif devait effectuer une certaine réparation spirituelle, dans son intérêt et celui du monde entier. Quand la mission est remplie, et cela peut prendre parfois plusieurs siêcles, comme ce fut le cas en Egypte, nous passons à une nouvelle génération avec de nouveaux enjeux, de nouveaux ennemis et le besoin de nouvelles solutions pour gagner la bataille. C'est pourquoi il faut rester attaché aux Tsadikim de la génération qui comprennent parfaitement les nouvelles règles du "jeu". C'est ce que veut nous faire comprendre la Torah quand elle nous interdit d'abattre rituellement un animal et son enfant le même jour, pour nous enseigner que notre type de dévotion ne peut pas être identique d'une génération à l'autre (la Che'hita correspondant à un type de Téchouva propre à la génération). Aujourd'hui, il n'est pas possible de servir D-ieu comme on le servait il y a 500 ans. Donnons un exemple, le Min'hat Chmouël affirme: "J'ai reçu de mes maitres, et en particulier de mon maitre Rabbi 'Haïm de Volozhine, qu'à notre époque les discours durs ne sont pas efficaces. Il faut seulement s'exprimer envers le public de manière douce et positive." (Min'hat Chmouel, pérek 10). Il y a encore quelques siêcles, quand un Rav faisait un discours basé sur la crainte et la punition, l'assemblée se repentait immédiatement, mais aujourd'hui de telles paroles révoltent ou découragent la majorité d'entre nous. A l'époque du Ari Zal, celui qui avait fauté recevait une réparation par l'intermédiaire de longs jeûnes et de mortifications que pratiquement plus personne ne peut supporter aujourd'hui. C'est pourquoi de telles pratiques sont absolument déconseillées pour notre génération depuis l'époque du Baal Chem Tov, car notre niveau spirituel a énormément changé. Peut-on dire pour autant que nous ne disposons plus de moyens pour réparer le passé et nous rapprocher authentiquement d'Hakadoch Baroukh Hou? Evidemment non! Le Tsadik dévoile à chaque génération de nouveaux conseils et de nouveaux remèdes en fonction de l'époque. Quand la Torah nous demande de ne pas abattre la bête et son enfant, c'est aussi pour nous dire de rechercher ces conseils actuels pour notre Téchouvah ("Ché'hitah"), au lieu de nous en tenir au passé, à condition bien sur que ces conseils restent fermement attachés à la Torah et aux commandements de Moché Rabbenou. Et même le Talmud Bérakhot enseigne qu'on pourrait "inverser" la Torah (ponctuellement et avec l'accord des Sages) en cas de danger spirituel, afin de ne pas s'éloigner d'Ha-chem, D-ieu en préserve. En conclusion, on peut dire qu'il existe une certaine modernité dans la Torah, la Torah est vivante grace aux Tsadikim de la génération qui la déchiffrent en fonction des besoins du peuple d'Israël, en parfait accord avec la volonté de D-ieu. Restons-donc à l'écoute de notre "temps" car Rabbi Na'hman a enseigné qu'"il est interdit d'être (spirituellement) vieux". Et une fois il déclara: "Suivez-moi et je vous dirigerai dans un chemin tout à fait nouveau. C'est celui qu'ont pris Avraham, Its'hak et Yaakov, et pourtant il est complètement nouveau." ('Hayé Moharane)
LA COLÈRE
• Celui qui retient sa colère, ses ennemis ne le domineront pas. • La colère entraine l'humiliation. • Le coléreux oublie son savoir. • Il augmente sa bêtise. • La colère après manger est très nuisible. • Une femme colèreuse détruit sa maison. • Le mensonge entraine la colère. • A cause de la colère la vie est raccourcie. • Celui qui est coléreux, on peut en déduire qu'il aime les honneurs. • Même les Mitsvot il ne les fait que pour son honneur.
À la sortie du Chabat (après la Havdalah), on préparera une belle table et on y fera un bon repas afin de raccompagner le Chabat qui s'en va. Ce repas est appelé
LE COMPTE DU OMER
Pendant les 49 jours où les Juifs comptèrent le Omer dans le désert, ils se débarrassèrent graduellement de l'impureté acquise en Egypte jusqu'au 49ème jour où, complètement purifiés, ils purent recevoir la Torah à Chavouot. En vérité, le compte du Omer est représentatif de la vie entière. Tout au long de son existence, le rôle du Juif est de s'améliorer, se purifier des mauvais traits de caractères et des passions malsaines qui l'habitent. Bien évidemment, le résultat n'est pas immédiat. Il faut persévérer de nombreuses années afin d'y arriver et il peut sembler parfois que nos efforts sont en vain quand on réalise la difficulté de notre progression. C'est pourquoi chaque année, les Sages nous demandent de compter le Omer, afin de nous remettre les idées en place. Voila ce que dit Rabbi Nathan:"Grace au compte de chaque jour, on a le mérite de quitter un degré d'impureté et d'obtenir un degré de sainteté. On attire sur soi l'intelligence et la connaissance de sainteté grace au compte du Omer qui représente notre recherche et nos désirs spirituels, jusqu'au jour de Chavouot où on reçoit la Torah grace à cela. Car quand un homme est éloigné de la Sainteté Divine, quand il est trimballé ça et là et repoussé de la spiritualité, D-ieu en préserve; malgré tout, s'il tient bon et continue à prier, demander, languir et rechercher chaque jour le rapprochement vers D-ieu. Alors, malgré son éloignement et les nombreuses épreuves qu'il doit supporter, il doit savoir et croire qu'à chaque demande, chaque recherche du Cavod d'Ha-chem Itbarakh, chaque languissement, chaque regard levé vers le ciel en attente d'une réponse divine, à chaque petit mouvement vers la sainteté, il brise à chaque fois des murailles de fer et des portes de bronze. Et même si ses mauvais instincts reprennent le dessus par la suite, D-ieu en préserve, aucun effort qu'il a fait n'a disparu, aucun mouvement qu'il a effectué n'est parti en vain ou n'est perdu. Et s'il persiste dans son chemin, malgré tout ce qu'il va endurer, il est sur qu'en fin de compte il aura le mérite de trouver Hakadoch Baroukh Hou. Ceci est l'aspect du Omer, car même si à chaque jour compté on ne sort pas entièrement de l'impureté, malgré tout à la fin du compte du Omer, on a le mérite de recevoir la Torah à Chavouot, grace à la force et au mérite d'avoir compté 49 jours pendant lesquels on a reçu chaque fois de l'intelligence et de la connaissance (Moa'h vé Daat). Par conséquent, la personne sensée comprendra qu'il faut toujours se renforcer en n'abandonnant jamais le peu de bien qu'on est capable de faire, même si parallèlement on endure ce qu'on endure. Beaucoup croient hélas que ces paroles ne les concernent pas parce qu'ils ont trop chûté et que leurs empêchements sont trop grands, la situation trop difficile, ils croient qu'il leur est impossible de revenir. Rabbi Na'hman s'est levé de toutes ses forces contre cette idée fausse, car à chaque petit mouvement qu'ils feront, ils réaliseront une réparation jusqu'au jour où ils seront totalement purifiés. Ceci est le secret de la Sefirat Haomer et de la réception de la Torah." (Likoutey Halakhot, Guéviat 'Hov mé Yétomim, 3- 17).



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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