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Ki Tavo (5768)
La Guerre contre 'Amaleq

par: le Rav Arié Parienti

Il y a un lien entre le début de la paracha et la fin de la paracha précédente. À la fin de la paracha Ki Tétsé Moïse notre Maître nous exhorte à effacer tout souvenir de ce que nous a fait 'Amaleq alors que nous étions en chemin après la sortie d’Égypte et qu’il nous a attaqués.

'Amaleq est l’origine du Mauvais Penchant qui nous refroidit dans notre élan en installant le doute dans notre esprit. On en fait moins, on prie moins, on va moins à la synagogue, etc. et on croit qu’on est en progression. C’est de l’orgueil voilé.

'Amaleq crée en nous la tristesse, la dépression, les mauvaises pensées, les perturbations. Il est comparé à une perturbation qui est sur le point d’entrer en nous : 'Amaleq le pousse d’emblée et le propulse dans notre esprit. Il faut éviter la nostalgie, se souvenir de choses qui rendent triste … il faut se souvenir d’'Amaleq.

'Amaleq c’est le “réchithgoyim”, le prémice des nations (comme l’a appelé Bila'am). Pour contrer 'Amaleq, la parachaKiTavo nous donne le remède : apporter les “bikourim”, les prémices des arbres fruitiers qui étaient apportés au Temple.

Ces prémices permettaient de gagner la guerre contre 'Amaleq pour toute l’année. Comment faire aujourd’hui que le Temple a été détruit?

La paracha nous donne quatre conseils pour gagner la guerre contre 'Amaleq :

1. Une gymnastique de l’esprit
Ceci consiste à remplacer systématiquement les mauvaises pensées par des bonnes pensées. En effet, Rabbi Na’hman nous dit que deux pensées ne peuvent coexister en même temps dans notre esprit.

2. Passer à l'acte et écouter le Tsadiq
Même si on est descendu très bas et qu’on s’est éloigné beaucoup de D-ieu, il faut chercher à faire un peu de bien car un peu de bien nous relève déjà beaucoup.

La fête de Pourim représente la transformation du mal en bien car D-ieu tend la main à Israël comme le roi A’hachvéroch avait tendu son sceptre à la reine Esther. Mordékhaï avait affirmé à Esther que si elle n'allait va pas voir A’hachvéroch, Israël s’en sortirait de toutes les façons car D-ieu est avec lui, bien que l’ampleur des fautes du peuple méritent sa destruction totale.

À l’époque où les évènements de la fête de Pourim s'étaient déroulés, Israël était descendu très bas et était très éloigné de D-ieu. Cependant, le peuple juif avait trouvé la force de faire le bien malgré son niveau très bas ; cela avait été possible grâce à sa force d’écouter le Tsadiq , Mordékhaï. Le peuple entier avait jeuné et prié pendant trois jours, comme le lui avait demandé la reine Esther. (…)

3. Faire Hitbodédouth
Cela signifie converser avec D-ieu dans sa langue maternelle. En effet, quand on a fauté, on a mélangé l’ordre des lettres de la Tora et on a gravé nos péchés sur nos os.

En faisant Hitbodédouth et en se confessant, on remet les lettres dans l’ordre et on  efface nos péchés. En effet, lorsqu'une personne faute, elle cause le retrait de la Présence divine. En se confessant, elle permet à celle-ci de revenir car D-ieu écoute toujours notre volonté de nous repentir.

4. Écouter les paroles du Tsadiq
Il s'agit du Tsadiq vivant de la génération. De fait, l’écoute possède un pouvoir de réveil que l’écrit a perdu lors de la faute du veau d’or. D-ieu nous avait donné deux couronnes : celles de “Na'assé ” et “Nichma”. Lorsque les juifs fautèrent avec le veau d'or, ils perdirent la couronne de “Na'assé” et restèrent seulement avec celle de “Nichma ”, c’est à dire l’écoute.

Il y a tellement de punitions graves et variées dans le Guéhinom l'enfer) que l’on peut se demander où est la bonté de D-ieu. Il en est de même lorsqu’on lit toutes les malédictions décrites dans la paracha Ki Tavo. Or justement, plus les punitions sont nombreuses et variées, plus on s’en sort avec un rien car si D-ieu est toujours avec nous et qu’Il nous sort de toutes les situations, c’est qu’Il nous tend la main à la moindre occasion s’il y a une multitude de punitions.

Cela ressemble à un père qui est prêt pour un rien à prendre la main de son fils à qui il promet les plus grandes punitions s’il se comporte mal.

Il en est de même dans la paracha Nitsavim Rachi précise que l’on est d’autant plus fort que l’on a entendu les malédictions de la paracha Ki Tavo auparavant.

En effet si D-ieu nous demande, à la fin de la paracha Ki Tavo, d'être joyeux malgré les nombreuses malédictions qui y sont énumérées, c’est qu’Il est toujours avec nous et se soucie de notre bien-être dans toutes les situations.

Dans les premiers versets, Rachi précise que la paracha donne un ordre en disant “quand tu viendras, tu prendras possession et y demeureras.” Cela nous apprend qu’on est tenu d’observer la mitswa des bikourim uniquement après la conquête et le partage de la terre d’Israël, après s’y être installé convenablement.

Il nous précise également que les fruits concernés sont les sept espèces de la terre d’Israël. C’est une allusion à la guerre contre les sept peuples qu’Israël doit détruire.

Rachi parle du miel dont il est fait mention dans la Tora en précisant qu’il s’agit du miel de dattes. Les dattes permettent de produire un remède contre l’anxiété et la dépression. Le mot “miel” en hébreu possède la même valeur numérique que le mot hébreu pour “femme”. Ceci fait allusion au fait qu''Amaleq veut nous faire chuter dans les passions charnelles.

Rachi précise ensuite que les prémices sont entourées d’un fil rouge et emmenés au Prêtre de l’époque même s’il est d’un niveau inférieur aux précédents.

Celui qui apporte les prémices devait dire : “un Arami voulut la perte de mon père…” Il s’agit de Lavan qui a voulu la perte de Ya'aqov . Lavan, c’est 'Amaleq.

Toute cette cérémonie des prémices se réalisait au Temple.

CITATION DU JOUR

“À quoi peut-on comparer une personne dont la sagesse excède ses bonnes actions ? À un arbre dont les branches sont nombreuses, mais qui possède peu de racines ; lorsque le vent arrive, il le déracine et le renverse. Cependant, à quoi peut-on comparer une personne dont les bonnes actions excèdent sa sagesse ? À un arbre dont les branches sont peu nombreuses, mais qui possède de nombreuses racines ; même si tous les vents du monde soufflent, ils ne le feront pas bouger de place.” (Rabbi Elazar ben Azaria)



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