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Ki Teitzei

"Lorsque tu sortiras en guerre contre ton ennemi"

La paracha Ki tetsé commence et se termine par une guerre. Elle traite d’abord des lois concernant une prisonnière de guerre qui aurait trouvé grâce aux yeux d’un soldat juif et se termine par le rappel de la guerre contre notre pire ennemi : Amalek. La première guerre est facultative, c'est-à-dire qu’elle ne résulte pas d’une injonction directe de la Torah, tandis que la guerre contre Amalek est une "mil’hémèt mitsva", une guerre obligatoire.

Or notre paracha est toujours lue pendant le mois d’éloul et le mois d’éloul est considéré comme le mois de la téshouva (retour vers D-ieu). De cela nous apprenons que la téshouva est…une guerre. Les commentateurs expliquent d'ailleurs que l'ennemi en question symbolise le mauvais penchant, le yetser hara.

Les sages enseignent que la téshouva se fait en trois étapes : premièrement on doit regretter le mal qu’on a fait, ensuite il faut le reconnaître devant D-ieu par une prière (vidouy) et enfin il faut prendre sur soi de ne plus le recommencer. Et lorsqu’on se retrouve dans une situation où l’on pourrait recommencer et que l’on s’en abstient, alors on sait que l’on a fait téshouva. Simple non ?

Pas tant que cela. L’expérience montre que même si une personne regrette ses fautes et qu’elle les confesse, elle a du mal à ne plus les recommencer. Il y a une sorte de blocage au niveau de l’action qui nous empêche momentanément de gagner la guerre contre le mauvais penchant. Il s’agit d’une sorte de doute intérieur qui nous fait flancher et retomber. Et à force de retomber certaines personnes ne repartent plus en guerre. Le regret reste intériorisé et contribue à alimenter une certaine mélancolie qui provient de la souffrance de l’âme.

Lorsqu’on ne croit pas être capable de gagner la guerre, lorsqu’on est persuadé de ne pas pouvoir changer ses actions et ses mauvais traits de caractère, lorsqu’on n’aspire pas ou plus à devenir quelqu’un de meilleur, un petit tsadik, une petite tsadékète, parce que l’on ne croit pas en sa véritable valeur, cela signifie que l’on s’est découragé et que l’on a MOMENTANEMENT perdu la guerre.

Or le découragement est une erreur, c’est la raison pour laquelle Rabbi Na’hman a affirmé avec véhémence : il est interdit de se décourager !

La conséquence la plus néfaste de la faute est qu’elle introduit chez la personne le sentiment que D-ieu ne voudra plus d’elle car elle se sent loin de Lui. En ce sens Rabbénou enseigne que la tristesse engendrée par la faute est plus grave que la faute elle-même car elle empêche les gens de croire à la force de la téshouva. Elle les fait douter.

Lorsqu'on a identifié ce doute on a identifié notre pire ennemi, celui qui représente l'expression la plus cruelle du mauvais penchant, il s'appelle Amalek. Les sages enseignent que la valeur numérique de son nom correspond exactement à celle du mot "safek" qui signifie: doute.

Mais de quoi doute-t-on exactement ?

La réponse est d'une simplicité absolue : on doute de l'amour de D-ieu. Si on savait à quel point D-ieu a de l'amour pour nous, si on le ressentait ne serait-ce qu'un instant, cela suffirait pour Le servir et L'aimer avec passion jusqu'à la fin de sa vie. Cela suffirait pour avoir la sainte audace de revenir vers Lui, même après la plus grave des fautes, même si l'on a chuté des centaines de foi car "Sa compassion n'a pas de limite".

Il existe des guerres facultatives, c'est-à-dire des situations où l'on peut affronter le mauvais penchant et éventuellement le faire passer du côté de la sainteté, telle cette prisonnière à laquelle on donne une possibilité de se convertir au début de notre paracha. Mais en ce qui concerne les guerres obligatoires la Torah demande de ne laisser aucun survivant, et à propos d'Amalek elle nous demande d'effacer jusqu'à son souvenir. Car dès qu'il s'agit de l'amour de D-ieu le doute est intolérable parce qu'il constitue l'origine de tous les exils et de toutes les souffrances ("Réchit goyim Amalek").

Et donc le mois d'éloul est le mois de la téshouva, et on le répète inlassablement : "ani lédodi vé dodi li/ je suis à mon fiancé et mon fiancé est à moi". Moins on en doutera et plus on le vivra.

Chabat chalom



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