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Lech Lecha (5768)
Lekh-lékha-Pars (vers toi), quitte ta terre, ton lieu de naissance et la maison de ton père, vers la terre que je te montrerai

« Et ce qu’a dit D-ieu à Avraham est un message destiné à chacun de nous : Lekh-lékha-Pars vers toi, c’est-à -dire pars vers ton essence. Car l’essence de l’homme, le « moi », c’est uniquement son âme. Ainsi quand la Torah parle à l’homme et lui dit « tu » ou « toi », elle s’adresse essentiellement à son âme qui est son essence réelle profonde. Ainsi pars vers toi signifie recherche ton essence, la source de ton âme, telle doit être ton intention à chaque direction que tu prendras, chaque chemin que tu emprunteras et chaque voyage que tu feras : aller vers toi.

Ceci est l’aspect de quitte ta terre (en hébreu terre et matérialité-corporalité ont la même racine grammaticale). Quitte la matérialité dans laquelle tu te trouves, même s’il te semble qu’il soit très difficile de la dépasser. Renforces-toi et atteint ton âme malgré les empêchements corporels.

Et aussi ton lieu de naissance c’est-à-dire tel que tu es né, même si les défauts dus à la procréation sont difficiles à dépasser ainsi que le roi David le disait : « j’ai été conçu dans le péché » (psaume 51-7), tu dois t’efforcer de les quitter pour aller vers toi, vers ton âme.

Et enfin la maison de ton père symbolise l’environnement social quand il s’oppose à ton élévation spirituelle. Pression familiale, amicale et du voisinage lorsqu’elles t’attaquent avec leurs théories erronées.

Tu dois quitter tout cela. Et tu dois croire que, bien évidemment, « D-ieu ne te demandera pas de comptes pour les choses qui te sont encore impossibles à réaliser » (Talmud Avoda Zara 3a) et que tu as la force de réussir ce combat comme l’a écrit Rabénou (Likoutey Moharan II-46) : D-ieu n’envoie pas d’obstacles qu’on ne puisse surmonter.

Vers la terre que je te montrerai. C’est la terre d’Israël qui contient toutes les formes de sainteté, là où réside le temple qui est source de toutes les âmes, y copris la tienne. Et Rachi a expliqué que D-ieu n’a pas dit tout de suite à Avraham de quelle terre il s’agissait afin qu’il la languisse et reçoive une récompense pour chaque parole à laquelle il avait obéi.

Telle est l’épreuve essentielle à laquelle chacun est confronté, c'est-à-dire qu’on ne sait pas ce que l’on mérite lorsqu’on surmonte une épreuve et que l’on brise ses pulsions animales ou ses mauvais traits de caractère. Car s’il était possible de voir ce que l’on y gagne, il n’y aurait plus d’épreuve du tout (et plus de libre-arbitre). Car qui serait assez stupide pour abandonner une telle douceur éternelle, de telles lumières extatiques, pour un petit moment de plaisir aussi court.

Mais c’est parce qu’on ne voit pas cela qu’il faut s’efforcer de tenir bon. Ceci est l’aspect de la terre que je te montrerai (au futur) car D-ieu ne montre pas de suite la terre de vie, là où « les douceurs éternelles se tiennent à Sa droite » et attendent celui qui se renforce dans les domaines où il doit se renforcer. Celui qui poursuit un tel bonheur, oui il le recevra. Il recevra une récompense pour chaque parole et supplication qu’il a prononcées devant D-ieu afin d’atteindre ce but (aller vers son âme). »

(Adapté du Likoutey Halakhot de Rabbi Nathan, Hilkhot Chabat 7)

Commentaire : Il existe une question bien connue concernant notre verset : pourquoi rajouter l’injonction de quitter le lieu de naissance et la maison de son père une fois que D-ieu a demandé de quitter sa terre ? Automatiquement en quittant sa terre Avraham quittait aussi le reste. Les sages répondent que ces trois dimensions correspondent à trois types de difficultés inhérentes à celui qui veut entreprendre le voyage de la vraie vie. Et le Or Ha’hayim Hakadosh commente : il est plus facile de quitter sa terre que son lieu de naissance et il est plus facile de quitter son lieu de naissance que la maison de son père. En d’autres termes, c’est la pression sociale qui empêche le plus un individu de se réaliser.

Et à ce sujet, Rabbi Na’hman enseignait : si l’homme ne vivait pas en société mais tout seul, il aurait l’esprit beaucoup plus clair et comprendrait que l’essentiel lors de son passage sur terre est de s’attacher à D-ieu. Mais il existe une force plus puissante que le penchant du mal pour repousser un homme de la dévotion authentique : il s’agit des autres, c’est la pression sociale symbolisée dans notre verset par la maison de ton père (le père d’Avraham était un idolâtre).

L’éducation des sociétés européennes et nord-américaines apprend à l’être humain à se concentrer essentiellement sur l’image qu’il va donner de soi. Ainsi, sans s’en rendre compte notre esprit est régulièrement préoccupé par ce que les autres pensent de nous et de quoi on a l’air. On appelle cela la civilisation de l’image. Rares sont ceux qui se comportent de la même manière lorsqu’ils sont seuls ou en société. C’est parce que, dans les sociétés occidentales, la présence de l’autre est prépondérante par rapport à la présence de D-ieu. Mais plus l’aspect extérieur l’emporte sur l’intériorité, la spiritualité, et plus on s’éloigne de la vérité.

Aujourd’hui, on voit des petites filles de 11-12 ans être mal dans leur peau à cause de quelques kilos en trop ou parce qu’elles n’ont pas un physique de miss beauté. On voit des élèves renvoyés du lycée ou ayant ratés leur examen qui se suicident après avoir tiré sur leurs professeurs et leurs camarades. Même si ces exemples sont extrémistes, ils sont révélateurs de l’évolution du système social dans lequel nous évoluons et de la pression sociale intense à laquelle nous sommes soumis.

Seul le voyage vers la connaissance authentique du « moi », c'est-à-dire vers l’âme, permet à l’être humain de donner un sens authentique à son existence.

LA PEUR

- Donner la Tsédaka annule la peur.

- Si on a peur, il faut entonner des chants de joie.

- Celui qui ne récite pas les bénédictions sur les jouissances matérielles, comme boire, manger etc, aura peur.

-  La flatterie entraîne la peur.

- Lorsque les juifs sont unis, ils sont craints par les nations.

- Lorsque les juifs oublient de s’appuyer sur Dieu, ils ont peur des nations.

- Celui qui n’avoue pas ses fautes aura peur.

SI’HOT HARAN : PRIER AVEC INTENSITE

« Rabénou nous demandait régulièrement de prier avec intensité et de mettre toute notre vitalité dans les mots de la prière. Certaines personnes affirment que  la prière doit être spontanée et sans contraintes. Rabénou les contredisait et affirmait au contraire qu’on doit tout faire pour se forcer à prier avec intensité. Une autre fois il nous dit que la prière authentique consiste à attacher la pensée au mot. Celui qui est concentré sur ce qu’il dit verra sa prière se renforcer, car des forces spirituelles se précipitent pour pénétrer dans les mots de celui qui essaye de prier avec dévotion. Applique ta pensée sur le sens simple des mots que tu récites et tu seras saisi par un enthousiasme qui ne vient pas de toi ».



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