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Michpatim (5769)
Un âne qui court après l'argent

“Si tu vois l'âne de ton ennemi ployer sous son fardeau ne le laisse pas ainsi, aider tu l'aideras (à décharger).” (Chémoth 23:5)
À propos du mot “ennemi”, nos Sages ont expliqué qu'il s'agissait d'une allusion à celui qui commet des péchés. La Tora (Bible) veut nous apprendre que si l'on voit quelqu'un ployer sous le fardeau de ses fautes, alors: “Ne le laisse pas ainsi” ; en effet, il pourrait te sembler qu'il soit trop difficile de l'aider. Mais Hachem est Clément et Miséricordieux et Sa Bonté est illimitée; c'est pourquoi la Tora te somme d'être l'envoyé de D-ieu et de ne pas abandonner ton prochain, l'aider selon tes possibilités.

Le Tsadiq a la force de relever même le pire des mécréants, mais néanmoins il y a une condition à respecter qui est en allusion dans cette partie de notre verset : “Aider tu l'aideras”, c'est à dire que l'on peut surtout aider celui qui désire être aidé, ne serait-ce qu'un tout petit peu, qui essaye de soulever son fardeau sans y arriver. Si ce dernier a décidé de se prendre lui même en pitié et qu'il recherche un soutien, il faut faire tout notre possible pour l'aider et notamment en lui faisant connaitre les enseignements du Tsadiq.

Le verset a sciemment utilisé l'image d'un “âne” qui ploie sous son fardeau. Le mot âne se dit “'hamor” en hébreu ; il a exactement les mêmes lettres que le mot “'homer” qui signifie matérialité. Nous sommes toujours en face de l'alternative spiritualité-matérialité. Certes nous ressentons tous des besoins spirituels profonds mais nous avons aussi tendance à les faire taire quand ils semblent être en contradiction avec nos besoins matériels. La seule force qui permette à l'individu de faire primer l'âme sur le corps est la certitude qu'il va sortir gagnant de son choix. Cette certitude n'est basée sur aucune preuve, elle ne dépend que de notre émouna (foi).

L'émouna est la force vive et la spécificité du peuple d'Israël, elle représente la qualité essentielle pour laquelle Hachem nous a choisis pour Le représenter aux yeux du monde. Rabbi Na'hman de Breslev affirme que la cause essentielle de notre exil est le manque d'émouna (Liqouté Moharan I 7). Quand un homme abandonne l'émouna c'est parce qu'il a fait le choix de la matérialité à la place de la spiritualité.

Il abandonne alors sa royauté et rentre dans le monde des autres nations qui représentent l'antithèse de la foi juive. Plus il s'assimile, plus il devient matérialiste ('homer), plus il accumule les transgressions et devient comme un animal ('hamor). Néanmoins Hachem n'abandonne jamais aucun de Ses enfants et il envoie constamment des appels au retour à chacun de nous. Un retour vers l'âme, la spiritualité et l'émouna. Quand le juif récupère ses esprits et désire revenir vers D-ieu, il s'aperçoit cependant qu'il lui est difficile de se déplacer car il porte sur lui le fardeau de ses fautes. En vérité ce fardeau est psychologique: il s'agit d'une voix intérieure qui veut nous faire croire que l'espoir est perdu, que D-ieu ne s'intéresse pas aux efforts maladroits de débutants comme nous, que nous ne pourrons jamais arriver à être grand spirituellement...

Par conséquent il nous faut aider cet homme et lui montrer que cette voix est mensongère. Il faut l'abreuver à la source de sagesse du Tsadiq qui va lui montrer qu'en vérité le désespoir n'existe pas. Car les enseignements du Tsadiq sont remplis d'espoir pour n'importe lequel d'entre nous. Ils viennent nous apprendre que D-ieu tire un plaisir immense de nos petits efforts et plus on était éloigné, plus Il en tire de plaisir. Nous avons tous en notre for intérieur un regret caché de ne pas s'être plus investi dans le service de D-ieu, une volonté puissante d'être un vrai juif de la Tora. Hélas, la pesante matérialité de notre situation d'exilé fait taire cette voix. Nous oublions avec une facilité incroyable que ce monde n'est qu'un passage, un corridor.

Rabbi Na'hman a proclamé avec véhémence que l'essentiel c'est l'émouna, grâce à elle un bien inimaginable nous est réservé.

Puisse D-ieu nous donner la force de croire authentiquement et simplement en Lui et qu'il nous fasse rencontrer le Tsadiq qui va nous prodiguer les enseignements salvateurs dont nous avons besoin, Amen!



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