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Miketz (5769)
Hanoukka est le temps des disputes…

Dédiée à la réfoua chéléma de Ruth Yacot bat Icha, René ben Denise, Shlomo ben Myriam, Rina Brakha bat Esther et Avraham Moshé ben Myriam Toba.

Tout d’abord la fête de ‘Hanoukka tombe toujours pendant les sections de la Torah qui parlent du conflit entre Yossef et ses frères.

Ensuite ‘Hanoukka elle-même fait l’objet d’une controverse entre les écoles de Chamaï et Hillel quant à l’ordre de l’allumage des bougies.

Rabbi Nathan enseigne que ces deux évènements sont liés. Yossef et ses frères étaient en désaccord en ce qui concerne la manière de servir D-ieu. Yossef était proche des gens éloignés, il soignait son apparence physique afin de bien passer auprès d’eux, dans l’unique but de les rapprocher du Créateur. Les frères étaient plus retirés de la société, ils étaient bergers. Cette attitude sous-tendait un certain éloignement du peuple, un certain élitisme.

Un jour un non-juif se présenta devant Chamaï afin de se convertir, mais en plus il voulait devenir Kohen, ce qui est impossible pour un converti. Chamaï le repoussa avec pertes et fracas. Il se présenta alors devant Hillel qui l’accepta sans rien dire au sujet de son étrange revendication. Au fur et à mesure que le converti apprit la Torah, il changea et devint un juste. Et lorsqu’il arriva à l’étude des lois des kohanim, il comprit qu’il ne pourrait jamais être prêtre, ce qui ne l’affecta pas plus que cela car il était devenu un bon juif.

Cette histoire talmudique est révélatrice des positions de base de Chamaï et Hillel. Le premier est beaucoup plus exigeant, l’autre plus souple. Et les sages de nous dire que la loi est toujours comme l’école de Hillel car il était beaucoup plus proche du peuple, comme Yossef…

En ce qui concerne l’allumage des bougies, l’école de Chamaï affirmait que le premier jour on doit allumer huit bougies, le deuxième jour sept et ainsi de suite. Cela signifie que tout doit être parfait depuis le début. Le premier jour, il en reste encore sept, mais ce « manque » est comblé par les sept autres bougies. On ne se suffit pas d’une seule petite lumière.

L’école de Hillel accepte les manques et les imperfections, une lumière donnera naissance à une autre et ainsi de suite. Et bien sûr la loi est comme cela, heureusement pour nous.

Les sages enseignent que D-ieu n’envoie pas d’épreuve que l’on ne puisse supporter et pourtant cela semble contredire la réalité. Non pas vraiment! C’est l’être humain qui a tendance à mettre la barre beaucoup plus haut que ce qu’on attend de lui, il se met ainsi en situation d’impossibilité.

La civilisation occidentale, construite essentiellement à partir de la philosophie grecque, a tué la valeur du petit effort. Comme si une petite fiole d’huile ne valait pas grand-chose…

Si l’on devait donner une définition de la perfection selon Rabbi Na’hman, on pourrait dire qu’il s’agit de faire ce que l’on peut et de s’en réjouir tout en espérant faire mieux par la suite. Et à notre époque il faut déployer une grande volonté pour simplement trouver la force de faire ce que l’on peut faire, ni plus ni moins. Contre les tentatives de ceux qui nous rabaissent parce que nous ne faisons « que cela » et l’action du mauvais penchant qui essaye de nous faire chuter soit en allant trop vite (huit bougies directement), soit en ne commençant pas du tout, il faut afficher une volonté hasmonéenne.

Lorsqu’un enfant tend son premier dessin à ses parents, le rejettent-ils sous prétexte que les proportions ne sont pas parfaitement respectées ou l’acceptent-ils avec amour parce que leur enfant a fait un effort pour leur faire plaisir ? En donnant la réponse à cette question on comprendra l’intérêt que nous porte Hakadosh Baroukh Hou et on comprendra pourquoi à notre époque on doit suivre les traces de Yossef et d’Hillel.

Chabat Chalom et ‘Hanoucca saméa’h.



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