Inscrivez votre email ici pour recevoir des Dvar Torah, nouvelles et autres courriels:
 
Liens Breslev:
 
moharan.com
Breslev.fr
Rabbinahman.com
Breslov.com (en anglais)
Breslev.co.il (en hébreu)
Radio Breslev (en hébreu)
Des Questions?
Écrivez nous à
info@breslev.ca

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
Voir archive
Nasso
 

« Parle aux enfants d’Israël et tu leur diras : si la femme d’un homme dévie et se comporte infidèlement …» (Nasso 5/12).

Rabbi Nathan enseigne :

« L’origine spirituelle de la femme correspond à la sagesse du bas, c'est-à-dire à la royauté. Les forces du mal et les écorces, représentées par les sagesses superficielles et les quatre exils, se tiennent toujours à côté de cette royauté et déploient leurs forces afin d’y puiser leur énergie. C’est la raison pour laquelle la guerre contre le mauvais penchant se situe essentiellement à ce niveau, même dans le domaine du permis. Et à plus forte raison dans le domaine de l’interdit, lorsqu’une personne se débauche, D-ieu préserve, elle permet aux forces du mal de se renforcer et d’entraîner le peuple d’Israël dans l’hérésie…

C’est ce qu’ont dit nos sages au sujet du verset "si la femme d’un homme dévie" : une personne ne se débauche que lorsqu’entre en elle un vent de stupidité (les mots dévie et stupidité ont la même racine).

Il est évident que la souillure de l’alliance et la débauche proviennent uniquement des écorces, celles-ci ont l’aspect des sagesses superficielles qui sont vraiment stupides par rapport à la sainte sagesse » (Likoutey halakhot Guitin 4).

Rabbi Nathan nous donne ici une définition en profondeur de la femme qui dévie, la "sotah" ou femme adultère. De par son origine spirituelle la femme est au centre de tous les enjeux. Cette origine spirituelle est "la sagesse du bas", c'est-à-dire la capacité à se connecter à la sagesse du haut bien que celle-ci dépasse  de loin nos capacités intellectuelles. La sagesse du bas consiste à accepter que l’on ne sait pas et à avoir confiance dans les injonctions divines, même lorsqu’elles semblent illogiques. Cet état d’esprit, basé sur la foi, permet paradoxalement d’atteindre les plus hauts sommets de l’intelligence.

Et lorsqu’on arrive à faire descendre la sagesse en bas on est au niveau de la royauté. Par conséquent la royauté est féminine. Cette réalité transcende tous les domaines de l’existence et c’est la raison pour laquelle Rabbi Akiva déclara à ses  24000 élèves que toute sa Torah venait par le mérite de sa femme.

Mais parce qu’elle est la mère de toute vie, la femme peut être la cause essentielle de toutes les déchéances, selon le principe que plus une valeur est importante et plus elle peut donner lieu à des déviations. Ainsi les forces du mal essaient de puiser leur énergie chez la mère de toute vie en la faisant chuter au niveau du corps et en faisant chuter les hommes par la nudité de son corps. D’où l’importance de la mitsva de pudeur vestimentaire et comportementale : la tsniout.

Néanmoins il serait faux de dire que l’exil est le fruit des déviations de la femme. L’homme a sa part de responsabilité dans la mesure où il encourage les femmes à manquer de pudeur lorsqu’il ne donne d’importance qu’à leur corps. Et parce qu’une femme aime plaire par nature, elle joue le jeu de l’homme débauché et se dévêtit sans forcément penser à mal, histoire de se sentir exister grâce au regard pétillant du mal(e).

Transposée au niveau de la sagesse du bas, cette déviation donne le concept suivant :  La sagesse du bas consiste à accepter son ignorance dans un premier temps et à ne pas essayer d’expliquer les choses qui dépassent notre intellect humain limité. Essayer à tout prix de donner une explication logique revient à dévêtir la sagesse de ses vêtements sacrés et à la faire tomber au niveau de "sagesse superficielle". Qu’est-ce qu’une sagesse superficielle ? C’est une théorie qui ne veut pas croire à la présence du Créateur. Elle n’essaye d’expliquer le monde que par sa réalité visible et en arrive à des conclusions qui éloignent l’être humain de D-ieu.

Par exemple on en est arrivé à dire que c’est la libération des mœurs qui permet l’épanouissement personnel. Mais depuis que les mœurs ont été libérées (merci Sigmund) il n’y a jamais eu autant de personnes stressées, complexées et manquantes de confiance en soi. Les divorces sont devenus un fléau et la décadence des mœurs atteint des profondeurs inégalées. La mère de toute vie n’est plus qu’un objet égoïste de plaisir.

Parce que les sagesses superficielles ne s’arrêtent qu’à l’aspect extérieur des choses et ne donnent pas d’importance à l’âme, elles font tomber l’humanité dans la débauche dont le fondement est justement un appétit démesuré pour l’aspect extérieur des choses : le corps.

La solution : fermer les yeux. Chéma Yisraël HA-SHEM Elokénou HA-SHEM é’had!

Pour se connecter à l’unité divine, c'est-à-dire à l’endroit où le corps et l’âme sont réunis, on doit investir son intelligence dans la sagesse du bas, la mère de toute vie : la Torah. En acceptant avec pudeur de ne pas essayer de la dévêtir immédiatement sous peine de tomber dans la débauche intellectuelle et le mensonge.

En outre l’homme protègera tant qu’il le peut son regard de la nudité interdite et la femme essaiera de ne pas dévoiler immodestement ce qui n’appartient qu’à l’homme de sa vie.

Ceux qui vous diront que ce sont des contraintes intolérables sont les véritables contraints, ils sont généralement prisonniers des appétits incessants de leur corps et ne savent pas que c’est la raison pour laquelle ils vivent dans un tel stress. Ils sont victimes des sagesses superficielles. Heureux le peuple d’Israël a qui D-ieu a donné la Torah et qui s’attache à ses enseignements en respectant les règles de la sainteté d’Israël, garantes du véritable bonheur sur terre et dans le monde à venir.



Haut de page

 
 
Accueil  |  Rabbi Nachman  |  Photos  |  Vidéos  |  Cours  |  Contactez-nous
 
Tous droits réservés © Breslev.ca 2012
Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
Site Développé par