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Noah (5768)
IL ETAIT UNE…FOI

Dans l’enseignement n°7 du Likouté Moharan, Rabbi Na’hman de Breslev enseigne que la raison essentielle de l’exil est le manque de foi, émouna en hébreu. Outre l’exil collectif du peuple d’Israël  à cause duquel nous ne sommes pas encore tous rassemblés en terre sainte et à cause duquel le temple n’est pas encore reconstruit, il existe un autre exil : l’exil individuel. Cet exil est ressenti par chacun d’entre nous à travers les difficultés spirituelles et matérielles et les souffrances de la vie. Quand un juif n’arrive pas à se rapprocher de la Torah, ou pire s’il n’en a même pas envie, il est en exil c'est-à-dire loin de D-ieu. Quand les problèmes rendent la vie d’un juif amère, il est aussi en exil. La cause essentielle de telles situations, nous dit Rabbi Na’hman, est le manque de émouna.
Par conséquent on peut déduire que la délivrance collective et la délivrance individuelle, en d’autres termes la joie de vivre avec D-ieu, dépendent de la réparation de la émouna. D’ailleurs le Talmud relate que les sages d’Israël, cherchant une phrase ayant la capacité de synthétiser toute la Torah, se mirent d’accord sur un verset du prophète ‘Habakouk qui disait : « Le juste vivra par sa foi ».

Afin de mieux comprendre la force dégagée par la émouna, nous allons étudier un verset apparemment anodin de notre paracha : « Noa’h rentra avec ses enfants, sa femme et les femmes de ses enfants dans l’arche, à cause des eaux du déluge » (Béréchit 7-7). La partie soulignée de ce verset est apparemment inutile. En effet, il aurait suffi de dire que Noa’h et sa famille rentrèrent dans l’arche, le fait que ce soit à cause des eaux du déluge étant une évidence compte tenu des versets précédents. Cette partie « en trop » du verset appelle à un commentaire que Rachi ne manque pas de faire et qui est le suivant : « même Noa’h  avait une petite émouna, il croyait et ne croyait pas que le déluge s’abattrait. Il ne rentra dans l’arche que lorsque les eaux l’y forcèrent ».

En d’autres termes, Rachi nous dit que malgré la promesse divine du déluge, Noa’h n’y croyait pas vraiment. C’est seulement lorsque les eaux ne lui en laissèrent plus le choix qu’il rentra dans l’arche. Par conséquent il avait une petite émouna. Le problème de cette explication est qu’elle  est en contradiction avec le premier verset de notre paracha qui affirme que « Noa’h était un juste », or nous savons que « le juste vivra par sa foi », comment dire  alors de Noa’h qu’il avait une petite foi ?

La réponse à cette question nous est donnée par un élève du Baal Chem Tov, Rabbi Yé’hiel Mikhal de Zlotshov. Rachi ne dit pas que Noa’h avait une petite foi mais qu’il rapetissait sa foi, il s’agit des mêmes lettres en hébreu, seul le placement des voyelles crée la différence de sens. Donc il croyait que le déluge viendrait car il avait la foi et en même temps il n’y croyait pas, c'est-à-dire qu’il s’empêchait d’y croire car il savait qu’avoir foi en une chose provoque sa réalisation. Nous comprenons alors quelle est la force de la foi : elle est créatrice.

Néanmoins cet aspect créatif de la foi est une arme à double tranchant. Admettons que je croie que la vie est une compétition permanente et qu’il faille travailler comme un chien pour réussir, au détriment du Chabat et parfois de la vie de famille. Cette croyance va faire exister un tel système (d’où l’expression: un système de croyance). D’un autre côté, si je crois d’une foi totale que D-ieu me fera réussir financièrement tout en me permettant de garder du temps pour ma famille, de respecter le Chabat et d’étudier régulièrement la Torah, je serai capable de vivre à ce niveau (il suffit de le demander à ceux qui le font déjà). Autre illustration de ce mécanisme, le niveau spirituel de chacun sera déterminé par sa propre croyance du niveau qu’il peut atteindre. Chacun peut limiter sa progression ou au contraire la libérer de tous les obstacles, exil ou délivrance.

On comprend mieux ainsi l’affirmation de Rabbi Na’hman : « la raison essentielle de l’exil provient du manque de foi ». C’est notre foi dans le Créateur qui permettra au Créateur de nous délivrer, collectivement et individuellement. Et dans le même enseignement Rabénou explique que la foi correspond à l’aspect de la prière. Plus nous appellerons D-ieu, plus nous Lui demanderons de nous donner la foi, et plus nous pourrons assister à des miracles au dessus des lois de la nature. Noa’h, pour être sauvé des eaux du déluge, ne se réfugia-t-il pas dans l’arche ? L’arche se dit téva en hébreu, le mot de prière se dit aussi téva. Prenons l’habitude de parler tous les jours au Maître du monde, de lui raconter ce que nous avons au fond du cœur et de le remercier, n’ayons pas peur de demander, forts de la croyance qu’Il ne demande qu’à donner.
COMMENT RECITER LES PSAUMES
« Au sujet de la récitation des psaumes-téhilim, Rabénou Hakadosh enseigna à l’un d’entre nous que l’essentiel consiste à réciter chaque psaume pour soi-même et à se retrouver à l’intérieur de chaque mizmor. L’élève lui demanda comment et Rabénou lui répondit succinctement que chaque guerre au sujet de laquelle le roi David demanda le sauvetage de D-ieu doit être traduite au niveau individuel par la guerre contre notre mauvais penchant et ses légions.» (Likoutey Moharan 101, tome 2)
PARABOLE

Rabbi Na’hman raconta la parabole suivante. Il était une fois un royaume où tous les sujets devaient de l’argent au roi. Une fois, un des sujets se décida à rembourser au moins une partie de sa dette et se rendit au palais royal. Le roi lui rendit son argent et lui dit : la somme que tu m’amènes ne me sert pas à grand-chose, mais si tu veux m’être utile, alors pars chez chacun d’entre eux et récupère ce que tu pourras, j’y gagnerai beaucoup plus.

Le sens de cette parabole est que celui qui veut rembourser ses dettes, c'est-à-dire faire téshouva, ne doit pas oublier de propager la bonne parole autour de lui afin que les autres remboursent aussi. Il se rendra ainsi beaucoup plus utile que s’il s’était concentré uniquement sur sa petite téshouva individuelle. Rabbi Natan indique par ailleurs que celui qui désire partager avec autrui ce qu’il a appris, manifeste ainsi la preuve de la sincérité de sa démarche.

SEFER HAMIDOT : LE RÊVE

-Celui qui fait un mauvais rêve, doit dire au réveil: « les rêves disent des choses vaines » (Zékharia 10-2).
-Celui qui fait un bon rêve doit dire : les rêves disent-ils vraiment des choses vaines ? Il est pourtant écrit : « je m’adresserai à lui en rêve » (Chémot 12-6).
-Celui qui est pudique aux toilettes fait des rêves rassurants.
-Celui qui parle contre un juste qui n’est plus de ce monde, fait des cauchemars.
-Les cauchemars peuvent être un signe que son élève ou son fils prend un mauvais chemin.
-Celui qui désire voir son rêve s’accomplir doit noter dans un cahier le jour, l’heure et l’endroit où il s’est produit



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