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Noah (5769)

Dédiée à la réfoua chéléma de Rina brakha bat Esther, René ben Denise et Réfael Yosef David ben Monique. Pour l'élévation de l'âme d'Albert Avraham Tordjman ben Sim'ha.

«Noa’h rentra avec ses enfants, sa femme et les femmes de ses enfants dans l’arche, à cause des eaux du déluge» (Béréchit 7-7).

La partie soulignée de ce verset est apparemment inutile. En effet, il aurait suffi de dire que Noa’h et sa famille rentrèrent dans l’arche, le fait que ce soit à cause des eaux du déluge étant une évidence compte tenu des versets précédents.

Comme d'habitude la Torah nous appelle à la commenter.

Ce commentaire Rachi nous l'apporte: « même Noa’h avait une petite émouna, il croyait et ne croyait pas que le déluge s’abattrait. Il ne rentra dans l’arche que lorsque les eaux l’y forcèrent ( à cause des eaux du déluge)».

Noa'h, le père fondateur de l'humanité, le seul qui trouva grâce aux yeux de D-ieu, avait une petite foi?...

Lorsque les sages d'Israël voulurent trouver un verset qui synthétise toute la Torah, ils se mirent d'accord sur un verset du prophète 'Habakuk:«Le juste vivra par sa foi». La particularité du juste, le tsadik, est la foi. La qualité qui fait de nous des hommes meilleurs est la foi. Et la parasha de la semaine commence en proclamant que Noa'h était un juste, il avait donc forcément une foi énorme.

Alors comment comprendre Rachi?

La réponse à cette question nous est donnée par un élève du Baal Chem Tov, Rabbi Yé’hiel Mikhal de Zlotshov: Rachi ne dit pas que Noa’h avait une petite foi mais qu’il rapetissait sa foi, il croyait que le déluge viendrait car il avait la foi et en même temps il n’y croyait pas, c'est-à-dire qu’il s’empêchait d’y croire car il savait qu’avoir foi en une chose provoque sa réalisation.

En d'autres termes Noa'h faisait de la résistance en essayant d'être de mauvaise foi. Il savait que lorsqu'on croit complètement en quelque chose, on le fait exister, par conséquent il retardait le déluge en s'empêchant d'y croire.

Les choses auxquelles on croit vraiment on les fait exister.

Plus je crois en moi (c'est-à-dire en ma valeur d'être humain) et plus j'existe, plus je crois en l'autre et plus je le fais exister, plus je crois en D-ieu et plus Il est présent. C'est pourquoi Rabbi Na'hman disait que l'essentiel est la foi (Likoutey Moharan 5, 2ème tome).

Il disait aussi que la raison essentielle de l'exil est le manque de foi (Likoutey Moharan 7), Le doute provient à sa racine d'une croyance dans l'absence de D-ieu. Plus il sera grand et plus il voilera D-ieu, la réelle personnalité de l'autre et mon épanouissement personnel. C'est une sorte de croyance inversée qui génère la médiocrité, le stress, l'exil.

De la même manière lorsqu'on croit en un mensonge on le fait vivre, lorsqu'on croit en un menteur on lui donne du pouvoir, il peut même faire des miracles, nous dit Rabénou, si les gens qui l'entourent ont foi qu'il puisse le faire.

Par exemple celui qui croit que faire Chabat est impossible crée les obstacles qui l'empêcheront de le faire, il crée les preuves qu'il a raison et renforce ainsi sa fausse croyance. Celui qui croit qu'il ne peut étudier, etc, etc. Notre niveau spirituel est fonction de ce que nous croyons pouvoir être spirituellement.

Telle était la force de l'idolâtrie, la foi de l'idolâtre donnait la vie à son idole et le renforçait dans son mensonge.

Et nous aussi aujourd'hui, ne sommes nous pas les victimes de systèmes de croyance mensongers ? Pourquoi continuer à leur donner la vie et à nous faire vivre en exil, c'est à dire loin de nous-mêmes, des autres et de D-ieu

C'est pourquoi il faut savoir en quoi croire. La foi ne peut exister sans la vérité et la vérité se trouve chez les justes de la génération. Cette même foi qui les fait vivre, ils peuvent nous la transmettre.

Pour cela il faut se réfugier dans l'arche, la téva.

Téva veut aussi dire le mot. Le mot de la prière et le mot de l'étude de la Torah qui sont eux-seuls capables de nous sauver du déluge qui envahit le monde.



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