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Toledot (5768)
LE DROIT D’AINESSE

Dans notre paracha, Esav vend son droit d’ainesse à Yaakov mais lorsqu’il s’agit de recevoir les bénédictions relatives à ce droit, Rivka est obligé de convaincre Yaakov d’aller les chercher en se faisant passer pour Esav. Et ce dernier d’hurler au vol quand il s’aperçoit que son petit frère a été béni « à sa place ». Comme si la vente du droit d’ainesse n’incluait pas ces bénédictions.

Pour mieux comprendre ce qui se trame derrière cet épisode décisif de l’histoire juive, il faut d’abord connaître la signification du droit d’ainesse. Rabbi Na’hman nous l’apprend dans le premier enseignement du Likoutey Moharan : « Le droit d’ainesse équivaut au commencement et à la sagesse ».

Le « commencement » correspond à l’intention première qui précède toute création et la « sagesse » à la recherche de cette intention. En d’autres termes, lorsque Yaakov demanda le droit d’ainesse à Esav, il lui proposa de s’occuper à sa place de la noble mission de rechercher les intentions divines cachées derrière chaque élément de la création afin de continuer la mission d’Avraham et d’Its’hak, c'est-à-dire dévoiler la royauté divine. Cette mission incombait de droit à l’ainé des enfants qui est lui-même le « commencement » de la descendance paternelle. Cependant Esav méprisa ce privilège et le vendit à Yaakov en lui disant : « à quoi bon le droit d’ainesse puisque je vais mourir ! ».

Derrière cette exclamation se cache une vision du monde qui est exactement a l’opposé de la sagesse juive. Tout d’abord qu’est-ce-que la mort ? C’est la séparation entre le corps et l’âme. Tant que le corps, symbole de la matérialité, possède une âme, symbole de spiritualité, la vie peut avoir lieu. Mais lorsqu’il n’y a que le corps c’est la mort. C’est cette mort à laquelle Esav faisait allusion lorsqu’il disait « à quoi bon le droit d’ainesse puisque je vais mourir ! ». Il vendit alors ce droit pour kiffer un plat de lentilles c’est -à-dire pour le plaisir immédiat du corps.

Le fait de rechercher la présence divine dans chaque être, chaque chose, situation ou relation humaine, correspond à placer une âme au corps de la réalité dans laquelle nous évoluons et à vivre avec D-ieu. Mais sans cette démarche nous devenons victimes de l’aspect superficiel de notre environnement et, tel un corps sans âme, nous rentrons dans la sphère de la mort spirituelle, synonyme de pressions, de tristesse et de découragement. Cet état d’esprit incite l’homme à profiter des plaisirs matériels de la vie afin de passer le temps, en attendant de partir définitivement. Généralement le symptôme d’une telle erreur est reconnaissable par l’importance principale que l’on attribue à l’aspect extérieur des choses. De quoi ai-je l’air, est-ce que je suis beau, mes vêtements, mon véhicule, mon look, etc.

Mais lorsqu’on s’attache à l’âme des choses, toutes les choses précédemment citées reprennent leur place respective dans l’échelle des valeurs et, au lieu de devenir une source d’éloignement de D-ieu, elles deviennent des opportunités de Le servir et de L’aimer.

Toujours dans le même enseignement, Rabbi Na’hman nous apprend de quelle manière un juif doit penser pour appartenir au clan de Yaakov et renforcer la royauté divine. Il y a trois étapes. Premièrement on doit s’attacher à rechercher l’intention divine première c’est-à-dire le pourquoi d’une chose ou d’une situation. Deuxièmement, il faut rechercher en quoi  cette intention divine me concerne personnellement. En effet dans une même situation, D-ieu peut placer une multitude de messages différents, chacun ayant son message personnel. Je dois donc rechercher le mien, celui qui me permet d’entretenir une relation privilégiée avec Ha-chem. Troisièmement, je dois me rapprocher de D-ieu grâce à ce message. Ce qui veut dire que si ma manière d’analyser les choses m’entraîne à la conclusion que D-ieu ne s’intéresse pas à moi ou qu’il ne m’aime pas, elle m’éloigne de D-ieu et risque de me faire retomber dans le clan d’Esav et dans le piège de la recherche du plaisir immédiat, même si je suis pratiquant.

Mais la démarche d’Esav ne finit jamais bien. Regardons ceux qui ont couru après la gloire, l’argent ou les honneurs et qui les ont obtenus. Ils font la une des magazines « people » mais généralement pour annoncer un nouveau divorce, une crise psychologique, une cure de désintoxication, une infidélité ou une peine de prison. En d’autres termes ils n’ont pas la bénédiction.

Ils ne l’ont pas car le père fondateur de leur école de pensée, Esav, ne l’a pas eu lui non plus. Car la vraie joie de vivre c’est la joie de vivre avec D-ieu et la plus belle des bénédictions c’est de rechercher avec une foi absolue, Sa présence à tous les instants de notre vie et de capter Ses appels incessants à nous rapprocher de Lui dans l’amour et la conscience de Son omniprésence.

LA YECHOUA (sauvetage, délivrance) (suite)
- Pour celui qui a besoin d’une yéchoua, il est bon de réjouir un tsadik (juste).
- Grâce à la confiance absolue en D-ieu (bita’hon), l’homme est épargné de ses souffrances.
- En donnant la charité, tu n’auras pas besoin d’une aide humaine pour être sauvé.
- Grâce à la foi absolue, tu comprendras que le secours ne vient que de D-ieu et pas des hommes.
- L’humilité entraîne la yéchoua.
- Celui qui se réjouit lorsqu’il prie, se réjouira dans sa yéchoua.
- Celui qui prie toute la journée recevra la yéchoua.
- Le miracle se produit grâce à la vérité.
- Quand Israël dit la vérité, il reçoit la bonté du ciel.
- Le mensonge empêche la yéchoua car il dévoile les fautes de l’homme afin qu’il ne soit pas sauvé.
SI’HOT HARAN

« Rabénou nous dit une fois : je me languis énormément d’amener dans le monde l’obligation pour chacun d’étudier quotidiennement une certaine quantité de Torah, sans rater aucun jour. Il rajouta que même les gens très éloignés de la sainteté et qui étaient tombés dans le piège de leur mauvais penchant au point d’être habitués à fauter, Dieu préserve, pourraient être sauvés par la Torah tant sa force est grande. S’ils s’imposaient d’étudier quotidiennement une quantité de Torah, quoi qu’ils fassent d’autre dans la même journée, ils pourraient bien évidemment sortir de leur piège grâce à leur étude

Rabénou désirait exclusivement que nous pratiquions des actions de sainteté sans aucune sophistication, en toute simplicité. C'est-à-dire étudier beaucoup de Torah, faire beaucoup de bonnes actions et se répandre en prières et en supplications, le tout dans une simplicité absolue. Il nous recommanda aussi d’être sans arrêt joyeux, à plusieurs reprises et avec beaucoup d’insistance, d’être toujours joyeux. »

(Si’hot HaRan, chapitre 19)



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