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Tsav (5768)

«Ordonne à Aharon et ses enfants: voici la loi du ‘Ola» ( Vayikra 6-2 ).

Rabbi Na’hman enseigne: «Le korban ‘ola est un sacrifice qui répare les mauvaises pensées du cœur. Généralement D-ieu ne considère pas les mauvaises pensées comme de mauvaises actions, exceptées les pensées idolâtres ( et donc on doit amener un korban ‘ola ). Ces pensées nous attaquent tous et voici leur définition : lorsqu’on commence à prier ou à parler à D-ieu avec ferveur et qu’on chute en pensant à autre chose, c’est une pensée idolâtre qui provient d’une détérioration de la foi/émouna » ( Likoutey Moharan 108 tome 1 ).

Penser à autre chose pendant la prière…

On dirait parfois que la prière est le seul moment où on a le temps de faire le point sur le programme de la journée. Certains décident que la prière est une obligation dont il faut rapidement se débarrasser, d’autres essayent de commencer avec ferveur mais tombent régulièrement. La foi d’une personne est mesurable en fonction de la ferveur de ses prières. L’idolâtrie en fonction de son manque de ferveur.

Vous n’allez tout de même pas traiter quelqu’un d’idolâtre alors qu’il met ses téfilin, son talit et qu’il prie trois fois par jour!

Lui non mais sa pensée oui.

Reprenons le concept d’idolâtrie. C’est une déviation qui consiste à remplacer D-ieu par Ses intermédiaires. Les premiers idolâtres considérèrent qu’il fallait servir les astres car ils ne voyaient pas plus loin que le ciel. Plus proche de notre quotidien, lorsqu’on me contrarie si j’en veux à la personne « responsable » de cette contrariété c’est que j’ai oublié que D-ieu m’a mis dans cette situation et que la personne en face (même un voleur) n’est qu’une intermédiaire entre les mains de D-ieu, pour mon bien. Autre exemple, lorsque je travaille si je considère que le résultat dépend de mon produit, du marché, de la concurrence ou de la conjoncture économique, j’oublie que ma réussite ne provient que de D-ieu et qu’Il a décidé depuis le début de l’année combien j’allais gagner ( à la question pourquoi travailler, voir notre paracha Pékoudé ).

L’acte de foi par excellence est la prière. Je ne vois pas D-ieu mais je crois qu’Il est là devant moi, qu’Il m’entend et que Lui seul peut m’aider et me sauver, il est la cause de toutes les causes et si je veux arriver à quelque chose, il me faut le Lui demander. Si cette pensée m’accompagnait alors je prierai constamment avec ferveur.

En revanche, si je pense à autre chose, c’est que ma foi est détériorée. Pas absente car je suis là à prier, mais incomplète. Je crois qu’Il est là mais je crois aussi dans les intermédiaires.

Petit conseil pour identifier les aspects détériorés de la foi. Chaque pensée extérieure que j’entretiens lors de ma prière est une indication du domaine où je manque de foi. Si le travail m’obnubile lorsque je prie, je dois en conclure que je dois renforcer ma foi dans ce domaine. Même pour le très religieux, il peut penser à son programme spirituel pendant la prière, à son étude ou à la mitsva qu’il doit faire. Qu’il comprenne alors que lui aussi il a un peu oublié D-ieu.

Car nous n’avons de force que dans la bouche et si ce n’était Lui, que pourrions-nous faire ? Nous avons la chance d’avoir un D-ieu merveilleux qui nous aime infiniment et qui nous demande de Lui permettre d’exprimer son amour au lieu de l’empêcher en se tournant vers d’autres dieux (ma force, mon intelligence, mon argent, la faute de l’autre, les lois de la nature et du marché etc).

Rabbi Na’hman nous donne plusieurs conseils pour bien prier.

Premièrement se concentrer sur le sens simple des mots sans rechercher la ferveur, elle viendra d’elle-même. Pour celui qui ne comprend pas ce qu’il dit, il faut acheter un crayon gris et noter la traduction sur le livre, nous sommes tous passés par là.

Deuxièmement, lorsqu’une mauvaise pensée nous attaque il ne faut pas essayer de la combattre mais simplement penser à autre chose de plus neutre (la couleur du plafond) et se repositionner ensuite dans le texte de prière, on ne peut pas penser à deux choses à la fois. En outre on recommencera autant de fois qu’il le faut, on verra bien qui se fatiguera le premier.

Troisièmement frapper dans les mains pendant la prière, sans déranger les autres bien sûr. Cela crée une atmosphère momentanément libérée des mauvaises pensées.

Enfin parler à D-ieu dans sa langue maternelle et Lui dire qu’on n’arrive pas à prier. D’ailleurs je ne sais même plus quoi te dire maintenant que j’en prends le temps. Et même quand je te parle j’arrive à penser à autre chose. Alors aide-moi mon D-ieu (ça c’est une vraie prière).

Enfin POURIM arrive et sur ce jour la loi juive nous dit : celui qui tend sa main on lui donne sans compter. C'est-à-dire que, contrairement au reste de l’année, on ne calcule pas si la personne en face de nous est méritante et si elle va bien utiliser l’argent. On donne sans calculer. De la même manière, Rabénou nous dit qu’en ce saint jour D-ieu ne calcule pas. Celui qui tend sa main vers lui en priant de toutes ses forces, Il ne lui refusera pas. Alors sachons utiliser notre temps en ce jour précieux où l’on détruit les forces qui s’opposent à la foi et prions, rions, crions.



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