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LE LIBRE-ARBITRE?

La Torah est déroutante !

D’un côté elle s’empresse d’affirmer que tout, absolument tout, relève de la volonté divine. Le petit brin d’herbe ballotté par le vent sur une distance de quelques millimètres, les mouvements de la feuille d’automne, tout a un sens qui, même s’il nous échappe, procède de ce fameux adage qui fait parfois grincer les dents : tout est la volonté de Dieu.

D’un autre côté, cette même Torah passe son temps à insister sur la conséquence de mes actes, comme si tout dépendait de moi. Les malheurs du monde proviennent de mes fautes et je suis responsable de tout ce qui m’arrive, bien comme mal. J’ai un libre arbitre.

Mais si j’ai un libre arbitre, tout n’est pas la volonté de Dieu car si tout était la volonté de Dieu je n’aurais pas de libre arbitre. Après tout, la faute du premier homme était voulue par Dieu puisque tout est Sa volonté. Alors pourquoi a-t-il été puni ? C’est une histoire de fou.

Certains pensent que la grandeur de Dieu réside justement dans le fait qu’Il dirige et contrôle tout les univers, du macrocosme intergalactique au microcosme de ma vie quotidienne. D’autres retrouvent cette grandeur dans le fait qu’Il a su se retirer pour nous faire exister et a remit entre nos mains la responsabilité du monde. Encore une fois ces deux notions s’opposent.

N’ayons pas peur de le dire, la véritable grandeur de Dieu ne se situe pas dans Son omniprésence ni dans Son absence mais plutôt dans le fait qu’Il a su créer un système qui concilie l’inconciliable. Un système ou tout, absolument tout, relève de Sa volonté et ou, en même temps, j’ai une pleine responsabilité d’homme libre. Rabbi Na’hman enseigne que ces deux principes sont vrais en même temps et que ceci est impossible à comprendre (Likoutey Moharan 64 tome1).

Et Rabbi Nathan son élève commente cet enseignement en disant que c’est la raison pour laquelle on ne mélange pas le lait et la viande…

Encore une histoire de fou ? Peut-être pas si on considère que Dieu a placé des messages partout. Examinons d’abord la viande : c’est une denrée qui nécessite de nombreuses rectifications avant d’être consommée. Vérifier que la bête n’ait pas de défauts extérieurs avant l’abattage rituel qui nécessite une préparation complexe de la lame du couteau ainsi qu’un geste impeccable du cho’het. Ensuite un travail au niveau des entrailles, contrôler l’état des poumons et retirer le nerf sciatique (c’est un métier en soi). Rincer, saler, re-rincer et enfin cuire le morceau choisi sachant que la viande est l’aliment qui demande généralement la plus longue cuisson. A l’inverse le lait est immédiatement prêt à la consommation, il suffit de l’extraire.

La nature antinomique de ces deux aliments est une expression directe de notre question initiale. La viande recèle le secret de l’effort humain, ce n’est pas un hasard si elle est recommandée à ceux qui ont besoin d’énergie. Elle caractérise le fait que l’être humain est venu sur terre pour accomplir quelque chose et qu’il a la responsabilité de son devenir en particulier et de celui du monde en général. En d’autres termes tout dépend de l’homme.

En revanche le lait exprime le message suivant : tout vient de Dieu, tout est Sa volonté et nos efforts n’y pourront rien changer. C’est une donnée de base qui nous est enseignée depuis la naissance, quand le nouveau-né reçoit gratuitement sa subsistance d’un sein maternel qui a lui-même reçu son lait sans aucun effort. Ici on voit que tout dépend de Dieu.

Et c’est la raison pour laquelle on ne mélange pas le lait et la viande, c'est-à-dire qu’on n’essaye pas de donner une solution intellectuelle à cette contradiction qui se trouve à la source de la création : Dieu est partout mais Il s’est retiré, tout dépend de Lui mais tout dépend aussi de moi. Essayer de donner une solution à cette contradiction revient automatiquement à créer un système de pensée erroné. Un système qui penchera, en fonction de nos intérêts personnels, soit vers une déresponsabilisation (car tout dépend de Dieu), soit vers une prise orgueilleuse de pouvoir (car tout dépend de moi). Ces deux erreurs laissent invariablement la porte ouverte aux problèmes individuels et collectifs de l’humanité.

Le premier homme en fit la triste expérience quand il décida de devenir maître de son destin et de manger sans attendre chabat, le fruit de la connaissance. Il avait décidé que tout dépend de l’homme. Son fils Caïn fit l’erreur inverse. Lorsqu’il tua son frère Abel et que Dieu lui demanda où se trouvait ce dernier, Caïn répondit qu’il n’était pas le gardien de son frère. Son argumentation était subtile : je voulais tuer Abel et je savais que si telle n’était pas Ta volonté je n’y arriverais pas. Par contre si j’y suis arrivé c’est parce que Toi-même Tu le désirais car tout dépend de Toi, alors ne me le reproche pas car je n’ai fait que Ta volonté.

Et nous ? En ce qui nous concerne on peut dire que la progression spirituelle est le fruit d’un ajustement constant entre ces deux erreurs. Parfois on peut mettre trop de pression sur ses épaules et parfois délaisser ses responsabilités, même sous couvert de spiritualité. La solution consiste à accepter que les deux principes soient vrais en même temps. On peut le vivre et ceci nous est démontré par le fait que la bête qui nous fournit sa viande est aussi celle qui nous fournit son lait, mais elle ne les mélange pas.

Question : pourquoi est-il permis de manger de la viande, moyennant un rinçage buccal, immédiatement après avoir bu du lait alors qu’il faille attendre six heures après la consommation de viande pour boire du lait ?

En utilisant les clefs précédemment citées on obtient la réponse suivante. Si on boit du lait en premier, c'est-à-dire si on place comme information prioritaire que tout vienne de Dieu, alors on peut consommer de la viande immédiatement après, c'est-à-dire qu’il est possible d’affronter sereinement le monde de l’effort personnel sans tomber dans le piège de l’orgueil. Mais si on consomme d’abord la viande, en d’autres termes si notre manière de penser est tournée prioritairement vers le principe du « tout dépend de moi », alors on devra attendre six heures. Ces six heures correspondent aux 6000 ans de l’histoire, à l’exil, aux problèmes de la vie.

Être juif c’est décidément illogique. C’est savoir que tout dépend de moi et que rien ne dépend de moi. Seule la foi, qui est la qualité qui consiste à surmonter les contradictions, permet de vivre en même temps ces deux idées sans tomber dans la déresponsabilisation stérile ni dans l’orgueil destructeur. Accepter que ces deux notions soient vraies en même temps c’est rentrer dans le monde de la sérénité, celui où D-ieu existe à part entière et où l’être humain existe aussi à part entière.

PA’HAD – LA PEUR
- La peur entraine l’échec.
- La peur entraine l’échec.
- Un remède pour évacuer la peur : se souvenir d’Avraham avinou.
- Donner la charité enlève la peur.
- La peur enlève l’orgueil.
- Celui qui ne fait pas attention à la récitation des bénédictions initiales et finales sera attaqué par les peurs.
- Grâce à la vérité, on est sauvé des peurs nocturnes.
- Les flatteries entraînent la peur.
- Quand les juifs sont unis, les nations les craignent.
- L’étude de la Torah à table pendant le repas, sauve de la peur.


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