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Vaetchanan

Dédiée à la mémoire de Julie Rzala bat Mariouma Myriam

«J’ai supplié D-ieu à ce moment en lui disant…» ( Dévarim 3/23 )

La paracha de la semaine commence avec la tentative de Moshé de convaincre D-ieu de le laisser rentrer en terre sainte. Il supplie le Créateur avec 515 prières, le chiffre 515 correspondant à la valeur numérique du mot vaet’hanan/j’ai supplié, jusqu’au point où D-ieu lui demande d’arrêter de prier, sinon Il ne pourra plus refuser…

Au sujet du mot vaet’hanan Rashi nous dit : « à chaque endroit où on utilise un langage de supplication, c’est une allusion à la demande d’un cadeau gratuit. Même si les tsadikim ( les justes ) ont la possibilité de faire valoir leurs bonnes actions lorsqu’ils prient, ils demandent à D-ieu un cadeau gratuit ».

Pourquoi demander un cadeau gratuit si l’on peut se prévaloir d’arguments de négociation convaincants?

Les tsadikim le savent, lorsqu’on présente une ardoise de points positifs, aussi grande fut-elle, on entraîne l’ouverture de son dossier par le tribunal céleste dont l’argument est : si tu crois que D-ieu te doit quelque chose, voyons voir si toi tu ne Lui dois rien… Le fait de faire des comptes avec le ciel ne pourra jamais être à notre avantage car il faudrait être encore plus parfait que Moshé lui-même pour avoir les épaules d’un tel comportement et affirmer que D-ieu nous est redevable.

Par conséquent la prière ne peut se formuler que sous la forme de la demande d’un cadeau qui ne nous est pas du, un cadeau gratuit/matnat ‘hinam.

Le Zohar Vayichla’h nous apprend qu’entre la prière de Moshé, celle de David et celle du pauvre, D-ieu préfère la prière du pauvre. Et lorsque sa prière se présente Ha-shem demande qu’on bloque toutes les autres prières et qu’on fasse passer celle-là en premier car « Je ne veux pas que le tribunal céleste/beth din s’interpose entre le pauvre et Moi ».

L’expression «le pauvre» ne doit pas être prise au sens littéral. Il s’agit de l’état d’esprit qui doit accompagner une prière afin que celui qui la formule ne soit pas scruté au microscope par le tribunal céleste. Pauvre signifie : je me présente devant Toi mon Dieu, dénué de tout mérite. Car même les bonnes choses que j’ai faites, je n’ai pu les faire que grâce à Toi et Tu m’as tellement donné et Tu me donnes encore, comment pourrai-je croire que Tu me doives quelque chose. Comment pourrais-je grogner et sous-entendre ainsi que Tu m’as donné moins que ce que je mérite. Non je demande un cadeau, gratuit.

C’est dans cet état d’esprit que l’on doit prier, sans réveiller de comptes parce que nous n’en faisons pas nous-mêmes. Pour cela il faut croire d’une foi parfaite que D-ieu est prêt à accéder à nos requêtes gratuitement, même si nous sommes comme nous sommes et avons fait ce que nous avons fait. Et il faut savoir que le doute sur le fait que notre prière soit acceptée est en soi un calcul qui entraîne aussi l’intervention du tribunal céleste qui lui ne fait pas dans le gratuit. Car sa fonction est justement de permettre le maintien du monde grâce à des règles bien précises. Il en faut aussi.

Dans le Likoutey Moharan 78, tome deux, Rabbi Na’hman enseigne qu’il existe un trésor de dons gratuits grâce auquel le monde a pu tenir avant que la Torah ne soit donné. Et ce trésor, nous en profitons encore aujourd’hui grâce au tsadik qui y a accès. Rabbi Nathan explique que Moshé voulait profiter de ce trésor afin de rentrer en Israël malgré le décret divin et il a failli réussir mais D-ieu lui demanda d’arrêter car le temps du dévoilement d’une telle bonté n’était pas encore arrivé ( Likoutey halakhot, Matana, halakha 5 ).

Rabbi Nathan enseigne par ailleurs que le travail des justes authentiques de toutes les générations a été de dévoiler graduellement cet amour gratuit ( Likoutey halakhot Chabat 7 ).

Et aujourd’hui le temps est arrivé, c’est le temps de la délivrance finale qui aura lieu grâce à l’amour GRATUIT/ahavat ‘hinam. Un amour divin, dévoilé à son paroxysme, qui fait que même si nous sommes descendus là où nous sommes descendus, même si nous n’avons pas le niveau de nos prédécesseurs, nous allons profiter de cet amour gratuit et infini de D-ieu. C’est la raison pour laquelle il a créé le monde.

Il suffit d’y croire et d’arrêter de trop faire de comptes avec le ciel, avec les autres et avec soi-même. C’est parce que c’est illogique que c’est juif…

CHABAT

-La Torah, donner le Ma’asser (10% des revenus) et le Chabat donnent aussi la vie matérielle.

-Celui qui a l’habitude de maudire n’aura pas d’habits de Chabat.

-Le respect du Chabat attire sur soi la lumière du Mashia’h, la Téshouva aussi.

LE SOMMEIL

-Plus une personne se sanctifie et moins elle a besoin de dormir.

-Trop dormir et trop somnoler endommage le tsélem élokim/apparence divine de notre visage.

-La récitation des 15 psaumes commençant par Chir hama’alot est propice pour annuler le sommeil.

-Celui qui n’arrive pas à dormir doit élever en sa pensée la croyance dans la résurrection des morts.



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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