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Vayakhel (5768)

« Moshé rassembla toute la communauté d’Israël et leur dit : voici les paroles que D-ieu nous a ordonné d’accomplir. Durant six jours le travail sera fait et le septième jour sera saint pour vous, un Chabat pour D-ieu, celui qui travaillera en mourra »

Rabbi Nathan enseigne qu’au lieu de dire « T aassé mélakha – tu feras ton travail », le verset nous dit « T éassé mélakha – le travail sera fait » à la forme passive, ce qui signifie que le travail se fera par lui-même. Il précise :

« Grâce au Chabat, on mérite que le travail se fasse par lui-même. Car la vitalité et l’abondance des six jours de la semaine sont dues au repos et à la sérénité du Chabat… Par conséquent l’homme doit effectuer tous les travaux et transactions commerciales des six jours de la semaine en sachant et en croyant qu’en vérité il ne fait rien par lui-même car tout vient de la force de D-ieu ». ( Likoutey halakhot, Chabat 3-3 )

C’est la raison pour laquelle notre paracha de la semaine commence avec l’injonction du Chabat pour continuer avec les travaux du Mishkan. Afin de se rappeler qu’en vérité nous ne faisons rien par nous-mêmes. Un peu dur à avaler n’est-ce pas. La théorie du « il faut aider D-ieu à nous aider » en prend un coup. C’est dommage parce qu’elle nous arrange bien cette théorie, surtout pour justifier nos longues journées de travail au détriment de la famille et/ou de l’étude. J’ai pas le temps…

Rabbi Na’hman raconte l’histoire suivante. Il était une fois un pauvre errant qui arriva dans une ville alors qu’il n’avait pas mangé depuis deux jours. Il se dirigea vers les plus belles maisons de la ville pour demander la charité. Frappant à la porte de la plus belle maison, le propriétaire lui ouvrit et écouta sa requête. Il lui proposa alors un marché : va me couper ce bois et je te donnerai un bon repas. Le pauvre n’avait d’autres choix que d’accepter, il travailla dur pendant plusieurs heures et vint ensuite demander son salaire. Le riche lui montra une autre maison en face de la sienne et lui dit de s’y présenter. Effectivement, on l’installa à une table et on lui offrit un repas somme toute assez frugal : une soupe chaude avec un morceau de pain et un fruit. Il était en train de grogner lorsqu’une personne lui demanda les raisons de son humeur. Il lui répondit qu’après avoir travaillé si dur, il méritait un meilleur repas. Ce qu’il ne savait pas, c’est que le riche d’en face était un pingre et qu’il avait tout simplement profité de lui gratuitement pour l’envoyer ensuite en face, où de toute façon on offrait un repas à chaque pauvre qui le demandait. La personne qui l’avait interrogé n’était autre que ce généreux donateur qui lui dit : « ce que tu as travaillé est une chose en soi, ce que tu as mangé est une chose en soi ».

De la même manière nous dit Rabénou, le travail de l’être humain est une chose en soi et ce qu’il mange est une chose en soi. C'est-à-dire qu’il n’y a absolument aucun rapport entre le labeur effectué et les revenus d’un individu. Celui qui ouvre les yeux ne pourra que vérifier les milliers d’exemples confirmant une telle affirmation. Sinon il aura la possibilité de croire à l’illusion des lois de la nature qui affirment que plus on travaille, plus on gagne et que si on ne travaille pas très durement, il n’est pas possible de réussir.

A ce sujet, il est dit : « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », ceci est la malédiction de l’homme qui se trompe. Afin de réparer cette erreur, D-ieu nous a donné le Chabat.

Le septième jour, nous sommes propulsés dans une sphère de conscience différente. Le repos du Chabat nous amène à comprendre qu’en vérité c’est D-ieu qui fait tout le travail. Ainsi plus on se coupe du mode de fonctionnement de la semaine en s’habillant différemment, en parlant différemment, en marchant différemment, même en pensant différemment, et plus on se connecte à la conscience que D-ieu est avec nous et que c’est Lui qui fait le travail. La semaine prend alors un goût différent puisqu’on n’est plus victime de l’erreur du « Co’hi vé ‘otsem yadi – la force et la puissance de mes mains ». La sérénité du Chabat nous accompagne durant toute la semaine.

Mais pourquoi travaille-t-on ?

Sûrement pas pour l’argent mais pour réparer le monde (Likoutey Moharan 280). Chaque fois qu’on effectue des transactions commerciales en respectant les lois du massa ou matan bé émouna- diriger ses affaires avec foi, on répare le monde. Diriger ses affaires avec foi (ceci inclut aussi le travail du salarié) signifie respecter la parole donnée et les règles de la Torah afférentes à notre type d’activité. Cette honnêteté s’acquiert grâce à l’effort fourni pour passer un Chabat dans la plus grande sainteté en se coupant de la pression des six jours de la semaine.

C’est la raison pour laquelle le psaume du Chabat commence par « Mizmor léDaviv Hashem ro’i lo e’hsar – D-ieu est mon berger, je ne manquerai de rien »…

Chabat Chalom.

LES RÉFLEXIONS (HIROURIM)

-Au moment où on s’affaire à étudier la Torah ou à faire du bien, notre mauvais penchant est prisonnier dans nos mains.

-Celui qui éprouve un plaisir à lire ou écouter des paroles hérétiques en arrivera à se soumettre à l’idolâtrie.

-Celui qui se protège des réflexions idolâtres renforce sa confiance au point de ne plus avoir peur du lendemain. Il vit au niveau de « Baroukh Hashem yom yom – D-ieu me bénit au jour le jour ». Et D-ieu ne voit pas le mal chez lui et l’épargne de rudes labeurs. Et celui qui lui fait du mal, c’est comme s’il touchait à la pupille des yeux de D-ieu. ( Une réflexion idolâtre est une pensée qui nous pousse à croire aux forces intermédiaires de la création au détriment de l’intervention divine. Croire en son intelligence, en son argent, en sa force, sa bonne stratégie, croire que c’est la faute de l’autre ou de la conjoncture etc ).

-Les réflexions idolâtres nous empêchent de profiter pleinement des bonnes nouvelles.

-Lorsqu’un homme est envahi par des réflexions idolâtres, au même moment il est jugé en haut.

-L’étude des décisionnaires de la loi (poskim) est propice pour annuler les pensées d’idolâtrie.

-Donner le ma’asser annule les pensées perverses.

-Celui qui entretient des pensées idolâtres verra la main des nations le contrôler.

-Dans une ville où il y a de nombreux jours de foire, de marché et d’expositions, les pensées idolâtres sont plus fréquentes. On s’en protège en étudiant la Torah ces jours là.

-A cause des pensées idolâtres, on donne la possibilité à nos ennemis de gagner.



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