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Vayehi

« Yossef est un fils fertile, un fils fertile qui attire le regard » (Béréchit 49/22).

Le Talmud nous raconte l’histoire de Rabbi Yo’hanan qui était extrêmement beau, tellement beau qu’il avait l’habitude de se placer à la sortie du mikvé des femmes pour qu’elle le voit en sortant et qu’elles aient envie d’avoir des enfants aussi beaux que lui, en effet son apparence extérieure laissait transparaitre son immense sainteté, c’était une beauté de loin supérieure à celle de Brad….

Est-il besoin de préciser qu’il ne les regardait absolument pas et que sa démarche relevait de la plus grande pureté, pour certains esprits mal tournés peut-être.

Néanmoins il se montrait !

Quand les gens lui demandaient s’il ne craignait pas le mauvais œil, il leur répondait : Non car je viens de la descendance de Yossef sur laquelle le mauvais œil n’a pas d’emprise, ainsi qu’il est dit : "Yossef est un fils fertile, un fils fertile qui attire le regard / ben porat Yossef, ben porat alé ayin", ne dis pas "alé ayin" mais "olé ayin/au dessus de l’oeil" (c'est-à-dire que sa beauté et sa réussite étaient protégées du mauvais œil).

Moi aussi je veux faire partie de la descendance de Yossef. Pour cela il suffit de faire comme sa descendance : Ephraïm et Ménaché.

Notre paracha nous parle des deux garçons de Yossef. Lorsque ce dernier vient demander à son père Yaakov de les bénir, celui-ci intervertit les mains, il place sa main droite sur le puis-né et sa main gauche sur l’ainé, ce devrait être le contraire.

Nous ne parlerons pas des raisons de cette interversion mais de la réaction des enfants de Yossef. Si l’on enlève à un ainé ce qui lui revient de droit pour le donner au cadet, au pire des cas on aura affaire à la situation suivante : l’ainé regardera son petit frère avec envie tandis que le petit frère s’enorgueillira et lui montrera ce qu’il a. Cependant Ménaché ne fut absolument pas jaloux et Ephraïm ne tira aucun orgueil de recevoir la grande bénédiction. C’est la raison pour laquelle la descendance de Yossef est protégée du ayine hara, le mauvais œil.

 

En effet, dans cette histoire se trouve le secret du mauvais œil et de la protection contre celui-ci. Il faut deux conditions pour que le mauvais œil puisse s’appliquer : une personne qui montre ce qu’elle a avec l’intention qu’on la regarde et une autre personne qui regarde ce que l’autre a avec envie ou par esprit de compétition. Quand ces deux conditions sont réunies le mauvais œil est là et la chose regardée peut-être endommagée.

Par conséquent il faut apprendre à voir, car lorsqu’on sait voir on n’a plus envie de montrer ce qu’on a et de n’exister que par rapport à l’apparence extérieure des choses. On fait partie de la descendance de Yossef.

Dans l’enseignement 282 du Likoutey Moharan, Rabbi Na’hman nous enseigne qu’il faut toujours rechercher les points positifs chez autrui, chez soi et dans chaque situation. Et lorsqu’on se comporte ainsi on réveille cette positivité qui était cachée et on lui donne la possibilité de s’exprimer. N’avez-vous pas eu envie d’être gentil lorsque la personne en face vous a regardé avec plein de bonté et sans mal vous juger, avec un bon œil. Cette personne a réveillé votre véritable personnalité, celle qui est parfois cachée très longtemps à cause des pressions quotidiennes, c'est-à-dire quelqu’un de vraiment bien.

Cependant la civilisation occidentale nous a éduqués dans le chemin inverse. On regarde principalement ce qui ne va pas et on s’intéresse énormément à l’aspect extérieur des choses, le corps au détriment de l’âme. Par conséquent bien regarder n’est pas une chose naturelle dans un premier temps. Néanmoins, comme toute expertise, à force de pratiquer cette méthode elle deviendra aussi naturelle que la respiration et on embellira sa vie de positivité et de présence divine.

Car la source du bien c’est Dieu Lui-même et là où il est il n’y a que du bien.

C’est un combat mais ça vaut le coup…

Chabat Chalom.



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