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Vayehi (5767)
COURIR APRÈS LA JOIE
"Ya'akov vécut en terre d'Egypte 17 ans." (Béréchit 47- 28) Après avoir rejoint son fils Yossef à l'age de 130 ans, Ya'akov vécut les 17 dernières années de sa vie en Egypte avant de s'éteindre à 147 ans. Au sujet de cette période, le Midrach Rabbah et le Zohar sur la paracha nous enseignent que ce furent pour lui les années les plus essentielles et les meilleures de sa vie. Rabbi Nathan pose alors une question: cette chose n'est-elle pas étonnante? Quand il était en Israël Ya'akov ne connut pas la tranquillité et c'est en Egypte, l'endroit le plus impur de l'époque, là où allait commencer un exil qui allait déchirer le peuple juif par sa dureté, que Ya'akov connut les plus belles années de sa vie? Il va nous répondre avec un enseignement du Likoutey Moharane de Rabbi Na'hman. Rabbi Na'hman enseigne: "Au sujet de la joie, voila un exemple: parfois des individus sont joyeux et dansent. Ils attrapent alors un homme qui se tenait sur le côté, triste et amer, et le font entrer de force dans leur ronde, l'obligeant ainsi à partager leur allégresse. Il en est ainsi pour la joie, car quand un homme est joyeux, alors son amertume et ses souffrances sont mises de côté. Néanmoins il existe un degré supérieur qui consiste à s'efforcer de courir justement après l'amertume et la faire entrer elle aussi dans la joie (comme l'homme qui se tenait à l'extérieur de la ronde), de telle manière que l'amertume elle-même se transforme en joie ainsi que toutes les souffrances.... Car il existe une affliction et des soupirs de tristesse qui représentent le côté du mal (Sitra a'hara) et ne désirent pas servir de support à la sainteté, ils s'enfuient alors de la joie. C'est pourquoi il faut les obliger de force à rentrer dans la sainteté, c'est à dire la joie." (Likoutey Moharane 23, tôme II). Rabbi Na'hman nous livre ici un enseignement d'une profondeur incroyable. Les problèmes et souffrances d'un individu peuvent être vécus de trois manières. Premièrement on peut se laisser aller à la tristesse sans jamais essayer de la surmonter, cette réaction est la plus dangereuse car non seulement elle ne règle aucun problème mais en plus elle les augmente ainsi que Rabénou l'écrit dans le Sefer Hamidot: "Celui qui est triste attire les souffrances sur lui" ('Atsvout 33). La deuxième manière consiste à mettre les problèmes de côté comme nous l'avons vu et à rechercher la joie pour les oublier. Cette réaction, même si elle est nettement meilleure que la précédente, reste cependant incomplète. Tout d'abord le système de chercher la joie pour oublier les problèmes est à la base de toutes les exagérations de la société occidentale: drogue, alcoolisme, perversions etc. Ensuite, admettons qu'il soit possible de rester dans les limites de la morale en s'amusant pour oublier, malgrè tout la mission d'un Juif n'est pas de s'enfuir des problèmes mais bel et bien de les affronter et de justement y retrouver la Présence Divine. Ceci est donc la troisième manière, celle qui nous est préconisée par Rabbi Na'hman. Rechercher, fouiller et prier Ha-chem de nous montrer l'ouverture heureuse cachée dans la souffrance elle-même afin de transformer cette souffrance en joie. Car ne nous trompons pas, chaque chose que nous vivons, bonne ou mauvaise, est envoyée par le ciel pour notre bien le plus grand, ceci est un des fondements indépassables de la foi juive. Devant le spectacle de renards qui sortaient des ruines du Bet Hamikdash, les Sages pleuraient sauf Rabbi 'Akiva qui riait franchement, ils lui demandèrent alors la raison d'une telle conduite et voici ce qu'il répondit: Maintenant que j'ai vu la prophétie de renards qui sortent des ruines du Temple se réaliser, je sais que la prophétie de sa reconstruction éternelle se réalisera aussi et je suis heureux. Il nous est maintenant possible de comprendre pourquoi les 17 années de Ya'akov passées en Egypte furent les meilleures de sa vie. Rabbi Nathan explique que Ya'akov comprit en Egypte que la délivrance finale et définitive, celle de notre génération, passerait par le fait que les Tsadikim et le peuple juif descendent au fin fond de l'exil. Leur mission, donc notre mission, serait d'y libérer la sainteté, comment: en transformant la tristesse et l'affliction de ces endroits en joie, ceci par le mérite et la force des Tsadikim authentiques qui nous apprennent à retrouver D-ieu partout. C'est pourquoi le patriarche nous montra l'exemple et s'efforça tellement d'être joyeux que nos Sages témoignent sur ces 17 années qu'elles furent les plus heureuses de sa vie. Si l'on réfléchit bien, on devinera que transformer la tristesse et les souffrances en joie est la manifestation la plus flagrante que D-ieu est partout, c'est pour Ha-chem la plus grande preuve d'amour et de confiance que nous puissions Lui donner. Et seul le peuple juif est capable d'un tel comportement, comportement qui permettra justement de transformer le mal en bien et d'accélérer la délivrance finale avec le Machia'h, lui qui nous fera comprendre à la perfection que D-ieu est partout et que tout ce qu'Il fait est absolument pour le bien, Amen!
EMOUNA (LA FOI)
-"Le Machia'h ne viendra que lorsque seront terminées toutes les âmes qui sont dans le corps." Commentaire: Cet enseignement qui est repris du Talmud Yévamot (63b) est un peu ésotérique. Le corps en question est celui du premier homme (Adam Kadmon) qui renferme toutes les âmes d'Israël. En termes plus simples, cela signifie qu'il existe un certain nombre d'âmes qui doivent descendre sur terre avant la Délivrance finale. Et pour relier cet enseignement au concept de la Emouna, le couple juif doit donc faire le plus d'enfant possible, sans écouter les appels de ceux qui appellent à la limitation volontaire des naissances pour avoir une qualité de vie optimale. Peut-il y-avoir une qualité de vie meilleure que celle de la délivrance finale? En outre, chaque couple doit subir une certaine quantité de difficultés pour l'éducation des enfants, peu importe le nombre. Si vous deviez avoir 5 enfants et vous n'en faites qu'un seul, il sera à lui seul aussi difficile que les 5 réunis (on peut d'ailleurs constater que les enfants issus de familles nombreuses sont plus faciles que les enfants uniques). Néanmoins, la contraception reste possible dans la loi juive mais il faut qu'elle ait lieu avec l'autorisation d'un Rav compétent, un décisionnaire reconnu, qui lui seul pourra attester que les raisons de la contraception sont valables. -"Celui qui marie sa fille à un Sage de la Torah (Talmid 'Hakham), ou le fait profiter de ses biens, ou fait du commerce avec lui, aura droit à la résurrection des morts." Commentaire: S'attacher aux sages de la Torah c'est s'attacher à la vie authentique, la vie éternelle. Le Talmud Kétoubot enseigne: "Celui qui marie sa fille à un Talmid 'Hakham, fait du commerce avec lui ou le fait profiter de ses biens, le verset dit sur lui que c'est comme s'il s'était collé à la Présence Divine (Chékhinah)" (111b). Par conséquent, tout lien positif que nous pouvons créer avec les Sages nous attache à la divinité et représente un mérite qui nous permettra de vivre une vie authentique dans ce monde ci où la résurrection des morts fait allusion à la Téchouvah (repentir), et dans le monde futur où la résurrection représente le début de la vie éternelle. -"Le Yetser Hara (penchant du mal) est créé à partir de la bouche du menteur. Mais quand viendra le Machia'h il n'y aura plus de mensonge et grace à cela le Yetser Hara disparaitra du monde." Commentaire: Le Yetser Hara, cause de toutes les chûtes de l'homme, ne trouve de force que dans nos mensonges. Autrement dit plus un homme recherche la vérité, moins son penchant du mal a d'emprise sur lui. Néanmoins il faut faire attention et savoir que ce dernier a plus d'un tour dans son sac, il peut même se déguiser en "vérité" comme nous l'enseigne Rabbi Na'hman dans le Likoutey Moharane (Torah Alef). C'est pourquoi on devra toujours prier D-ieu de nous diriger vers le droit chemin, c'est à dire associer le Emet (vérité) à la Emouna (qui correspond aussi à la prière, Likoutey Moharane 7,t.I). Jusqu'au jour où le Machia'h viendra nous dévoiler toute la vérité, alors le mensonge et le Yetser Hara disparaitront, Amen!
Un tiroir dans lequel se trouvent des choses interdites à transporter le Chabat (Mouktsé) comme par exemple de l'argent, de la levure chimique, des allumettes etc, ne pourra pas être ouvert à Chabat car il rentre dans la définition de
CONSEIL
"Tous les empêchements de l'homme ne sont là que pour le désir, afin qu'il ait plus de désir d'effectuer la chose sainte qu'il doit faire. Car tel est le chemin de l'homme, plus on l'empêche d'accéder à une chose et plus il la désire. Par conséquent, quand un homme d'Israël doit faire une chose dont il a besoin pour son judaïsme, et en particulier quand il doit faire une chose dont tout son judaïsme dépend comme voyager chez le Tsadik authentique, alors du ciel on lui envoie du désir. Ce désir qu'on lui donne se matèrialise en empêchement qui se présente à lui car grace à l'empêchement se renforce le désir en question. C'est pourquoi, l'homme doit savoir qu'il n'existe aucun empêchement au monde qu'il ne puisse vaincre s'il le veut, car l'empêchement ne vient que pour le désir. Et quand il aura un désir et une volonté puissante et de grands languissements en proportion à la chose sainte qu'il doit faire, il est alors sur qu'il réussira à l'accomplir et la faire passer de l'intention à l'action." (Likoutey 'Etsot, Méni'ot 1)



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