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Vayehi (5768)
JUGER FAVORABLEMENT

« Israël vit les enfants de Yossef et demanda : qui sont-ils ?» (Béréchit 48-8)

Rachi nous apprend que la question de Yaakov : qui sont-ils ?, ne signifie pas qu’il ne les avait pas reconnus mais qu’il se demandait qui sont-ils pour mériter que je les bénisse ! Et à ce sujet Rabbi Nathan enseigne :

« Yaakov demanda qui étaient les enfants de Yossef parce qu’il vit que descendraient d’eux de terribles réchaïms (mécréants), Yossef répondit : « ce sont mes fils, ceux que D-ieu m’a donné en cela » (ibid 48-9). Et sur ce verset les livres saints nous enseignent que par cette réponse, Yossef signifiait à son père que le fait même de les voir signifiait que ces fils possédaient en eux des étincelles de sainteté qui les rendaient aptes à êtres bénis. En fait, l’essentiel de la controverse qui opposa Yaakov à Yossef reposait sur la capacité à juger favorablement (limoud zékhout). Cette notion est développée par Rabbi Na’hman dans l’enseignement 282 du Likoutey Moharan dénommé « Azamra ». Car il existe plusieurs aspects de cette conception chez les tsadikim (justes) et il y a même pour eux un grand travail à accomplir en cela. Ainsi on a vu plusieurs grands tsadikim comme les prophètes Isaïe et Osée qui ne surent pas assez juger favorablement le peuple d’Israël et D-ieu leur en tint rigueur. Yaakov, lorsqu’il vit la grandeur de la méchanceté qui sortirait de la descendance d’Ephraïm et Ménaché, les fils de Yossef, n’eut pas assez de force pour les juger favorablement, c’est la raison pour laquelle il demanda : qui sont-ils pour être bénis? Yossef lui répondit par allusion qu’il avait réussi à trouver du mérite même aux mécréants qui sortiraient d’eux. Yaakov fut alors immédiatement convaincu et dit : « approche-les vers moi que je les bénisse » (fin du verset 48-9) » (Likoutey Halakhot, érouvé t’houmin –16).

Juger favorablement, tout un travail ! Tant que nous ne sommes pas directement impliqués dans un problème personnel avec la personne à juger, il est d’autant plus facile de jouer au  grand humaniste et de juger favorablement. Mais lorsque c’est notre propre chair qui est touché, le véritable travail commence. Un travail sur lequel Rabbi Na’hman, dans la Torah appelée Azamra, nous enseigne : « Sache qu’il faut juger chaque personne favorablement.  Et même chez un total mécréant (racha gamour), il faut rechercher et trouver en lui un peu de bien, c'est-à-dire un endroit où il n’est pas racha. Et grâce au fait qu’il trouve en lui un peu de bien et qu’il le juge favorablement, il l’élève vers l’aspect du mérite et peut l’amener à se repentir » (Likoutey Moharan 282).

Généralement, la première réaction en face de tels propos est de chercher les cas extrêmes (assassins, bourreaux etc) et de se demander comment on peut les juger favorablement. Cet argument nous permet à tort de relativiser l’importance de ce que dit Rabbi Na’hman. Car enfin, les cas extrêmes représentent au maximum 1 personne sur 10000, et parfois on ne la rencontre jamais, on en entend seulement parler. Et pour cette personne, on s’empêchera de bien juger les 9999 autres, les gens en général, ceux que l’on rencontre au quotidien, les gens comme vous et moi.

Et admettons qu’on soit prêt à juger favorablement les « vous et moi », n’est-ce pas à condition qu’ils ne nous fassent pas de tort ? C’est là que la véritable épreuve commence et que les mots de Rabbi Na’hman prennent leur véritable dimension. Mais qu’en dit la Torah ancestrale ?

Généralement lorsqu’on a un problème avec quelqu’un, la première réaction consiste à se venger. Or la Torah nous ordonne : « Ne te venges pas et ne gardes pas rancune envers les fils de ton peuple ». C'est-à-dire qu’au niveau de l’action il est interdit de prendre la justice entre ses mains sans passer par la loi juive. Après l’action il reste la parole. Au moins racontons-le à tout le monde. Là encore la Torah nous restreint en nous interdisant la médisance, le lachone hara. Il reste alors la pensée mais les sages ne nous laissent toujours pas tranquilles et nous disent « tu dois juger ton prochain favorablement ». On peut alors imaginer que la Torah baisse la garde au niveau des sentiments mais il n’en est pas ainsi car « tu ne détesteras pas ton frère juif dans ton cœur ». Et si on voulait s’en tirer à bon compte avec l’indifférence, on sera forcé de tenir compte du célèbre verset qui dit : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Juger favorablement n’est ni une invention ‘hassidique ni un acte démagogique. La Torah et les Tsadikim connaissent l’essence foncièrement positive de chacun. Ne sommes-nous pas parfois considérés par certains comme celui qui ne mérite pas d’être jugé favorablement, celui sur lequel on parle comme s’il était cette personne sur 10000, ce cas extrême qui ne mérite aucune circonstance atténuante ?! Alors pourquoi en faire autant aux autres, eux aussi ont leurs « bonnes » raisons, leurs pressions, leurs erreurs, leurs instants de panique et leurs moments d’égarement.

Les seuls bémols qu’il convienne de mentionner ici sont le fait que juger favorablement ne signifie pas justifier le mal. Cela ne signifie pas non plus qu’il faille accepter d’être une victime et renoncer à se défendre et se protéger. Il convient aussi de prévenir quelqu’un des mauvais agissements d’une personne dont il pourrait être la victime. Quant aux mécréants extrêmes, Rabbi Nathan enseigne que seuls les justes ont la force de trouver leurs points positifs. En ce qui nous concerne, nous devons simplement croire que ces points existent même si on n’arrive pas à les voir.

Et en conclusion, rechercher et trouver les points positifs pour  juger favorablement est un travail qui doit commencer avec soi-même. Chaque point positif trouvé constituera la note d’une mélodie de points positifs qui donnera à celui qui l’a composée, la joie de vivre en la présence de D-ieu car D-ieu Lui-même passe son temps à nous juger favorablement comme l’enseigne Rabbi Na’hman de Breslev dans la Torah 17 du Likoutey Moharan, deuxième tome.

EMOUNA (LA FOI)

-"Le Machia'h ne viendra que lorsque seront terminées toutes les âmes qui sont dans le corps".

Commentaire: Cet enseignement qui est repris du Talmud Yévamot (63b) est un peu ésotérique. Le corps en question est celui du premier homme (Adam Kadmon) qui renferme toutes les âmes d'Israël. En termes plus simples, cela signifie qu'il existe un certain nombre d'âmes qui doivent descendre sur terre avant la Délivrance finale. Et pour relier cet enseignement au concept de la Emouna, le couple juif doit donc faire le plus d'enfant possible, sans écouter les appels de ceux qui appellent à la limitation volontaire des naissances pour avoir une qualité de vie optimale. Peut-il y-avoir une qualité de vie meilleure que celle de la délivrance finale? En outre, chaque couple doit subir une certaine quantité de difficultés pour l'éducation des enfants, peu importe le nombre. Si vous deviez avoir 5 enfants et vous n'en faites qu'un seul, il sera à lui seul aussi difficile que les 5 réunis (on peut d'ailleurs constater que les enfants issus de familles nombreuses sont plus faciles que les enfants uniques). Néanmoins, la contraception reste possible dans la loi juive mais il faut qu'elle ait lieu avec l'autorisation d'un Rav compétent, un décisionnaire reconnu, qui lui seul pourra attester que les raisons de la contraception sont valables.

 

-"Celui qui marie sa fille à un Sage de la Torah (Talmid 'Hakham), ou le fait profiter de ses biens, ou fait du commerce avec lui, aura droit à la résurrection des morts".

Commentaire: S'attacher aux sages de la Torah c'est s'attacher à la vie authentique, la vie éternelle. Le Talmud Kétoubot enseigne: "Celui qui marie sa fille à un Talmid 'Hakham, fait du commerce avec lui ou le fait profiter de ses biens, le verset dit sur lui que c'est comme s'il s'était collé à la Présence Divine" (111b). Par conséquent, tout lien positif que nous pouvons créer avec les Sages nous attache à la divinité et représente un mérite qui nous permettra de vivre une vie authentique. Ainsi nous ressusciterons spirituellement, allusion à la résurrection des morts.

 

-"Le Yetser Hara (penchant du mal) est créé à partir de la bouche du menteur. Mais quand viendra le Machia'h il n'y aura plus de mensonge et grâce à cela le Yetser Hara disparaitra du monde".

 Commentaire: Le Yetser Hara, cause de toutes les chûtes de l'homme, ne trouve de force que dans nos mensonges. Autrement dit plus un homme recherche la vérité, moins son penchant du mal a d'emprise sur lui. Néanmoins il faut faire attention et savoir que ce dernier a plus d'un tour dans son sac, il peut même se déguiser en "vérité" comme nous l'enseigne Rabbi Na'hman dans le Likoutey Moharan (Torah Alef). C'est pourquoi on devra toujours prier D-ieu de nous diriger vers le droit chemin. Jusqu'au jour où le Machia'h viendra nous dévoiler toute la vérité, alors le mensonge et le Yetser Hara disparaitront, Amen!



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