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Vayehi (5769)

Dédié à la réussite de nos soldats, la guérison de nos blessés, la mémoire de nos disparus.

Lorsque nos soldats c'est-à-dire nos frères, nos enfants, risquent leurs vies pour détruire nos ennemis, les mots semblent inutiles, désuets, car c’est le temps de l’action. Par conséquent il faut trouver en soi la motivation d’écrire, même des paroles de Torah. Et ces dernières doivent nous entraîner à agir concrètement, c’est d’ailleurs ce qu’enseignent nos sages: lo hamidrash ha’ikar éla hama’assé/l’étude n’est pas autant essentielle que l’action qu’elle engendre. Alors essayons…
Saviez-vous que Yossef avait plus d’expérience que son père dans un certain domaine?

Yossef avait plus d’expérience que Ya’akov à évoluer dans les endroits obscurs. Certes Ya’akov avait vécu à côté d’Esav puis chez Lavan qui étaient deux mécréants notoires mais son environnement était épuré d’idolâtrie et de débauche. Tandis que Yossef, à la force de l’âge, se retrouva confronté aux tentations les plus impures en Egypte, véritable poubelle spirituelle, et sut s’attacher à D-ieu quelles que soient les circonstances. Il développa ainsi la capacité de voir le bien plus que son père. Nous l’apprenons des versets suivants:

«Israël vit les enfants de Yossef et lui dit: qui sont-ils? Yossef répondit à son père: ce sont les enfants que D-ieu m’a donné. Il dit: amènes-les vers moi et je les bénirai». Rachi commente les mots «qui sont-ils?» en disant: d’où sortent-ils, ils ne méritent pas de bénédiction!..

Rabbi Nathan enseigne:
«Israël vit les enfants de Yossef et lui dit qui sont-ils? Ils ne méritent pas que je les bénisse! Car Ya’akov avait vu que de grands mécréants sortiraient d’eux. Yossef lui répondit ce sont les enfants que D-ieu m’a donné, c'est-à-dire : en ce que tu vois il y a forcément des étincelles de sainteté qui méritent une bénédiction. Cette controverse entre le fils et son père concernait le jugement favorable/limoud zékhout. Et à ce sujet il y a plusieurs niveaux entre les tsadikim car il s’agit là d’une grande dévotion. Nous voyons à plusieurs reprises dans la Torah que même de très grands justes ne surent pas juger favorablement et D-ieu leur en tint rigueur, comme ce fut le cas pour les prophètes Isaïe et Osée. Et même Ya’akov lorsqu’il vit la grandeur de la méchanceté des descendants d’Ephraïm et Ménaché, sa force s’affaiblit au point qu’il ne réussit pas à leur trouver du mérite et les bénir. Yossef réussit à le convaincre en lui démontrant qu’il y aurait aussi des points positifs dans cette descendance. Ya’akov put alors lui dire amènes-les vers moi et je les bénirai» (Likoutey halakhot érouvé t’houmin 6/16).

Nous devons apprendre à voir.

Avant-hier je devais rencontrer un jeune de 19 ans et essayer de le raisonner, il ne parlait plus à son père depuis une semaine car il ne lui avait pas prêté sa voiture. Cinq minutes avant notre rendez-vous il m’appela pour me dire qu’il ne pourrait pas l’honorer car son père venait de recevoir une convocation de Tsahal pour partir au front, il l’accompagnait à la base militaire.
Il n’était plus fâché…

Lorsqu’on sait voir on arrive à juger favorablement et on est en paix avec l’autre, c’est la bénédiction. Lorsqu’on ne sait pas voir on souffre de l’attitude des autres ou on se dispute souvent. Voir bien est une démarche active qui nécessite un effort constant. Mais plus on le produit et plus il devient naturel, évident, tout comme la respiration.

Si l’on ne produit pas cet alors on oublie l’essentiel et on rentre dans la petitesse d’esprit. On oublie la valeur d’un père, d’une mère, d’un ami, d’un juif, et on ne regarde que les aspects les moins proches de sa véritable essence: les aspects négatifs à notre goût. Alors c’est la guerre.

Et lorsqu’on n’arrive plus à ouvrir les yeux du cœur, lorsqu’on se perd et qu’on justifie définitivement la controverse, D-ieu nous place dans des situations exceptionnelles comme par exemple une guerre, extérieure à nous cette fois-ci, qui nous aidera à remettre nos idées à leur véritable place. Aujourd’hui le peuple juif sur sa terre est uni face à l’adversité. Les voisins qui ne se parlaient plus se serrent dans les bras parce qu’ils ont un fils qui combat à Gaza et que rien d’autre n’a d’importance.

Et pour s’aider un peu à savoir comment regarder son prochain, imaginons un instant ce qu’on dirait de lui s’il partait brusquement de ce monde, D-ieu préserve. Dirait-on qu’il a empiété sur notre place de parking ou qu’il nous a mal répondu? Non, on réaliserait brusquement sa véritable valeur et ses points positifs.
Eh bien cette personne est vivante grâce à D-ieu et il me faut maintenant regarder ses points positifs et la juger favorablement.

La force de nos ennemis, ils la puisent dans nos discordes. Se réconcilier avec notre prochain leur enlèvera cette force et protègera nos soldats. Il y a là de quoi agir.



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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