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Vayera (5767)
TEMIMOUT
-"...Et D-ieu éprouva Avraham." (Béréchit 22- 1) La paracha de la semaine nous raconte ce que nos Sages ont déterminé comme la principale épreuve d'Avraham: D-ieu lui demande de sacrifier son fils Its'hak. Aux yeux du monde extérieur le test n'est pas vraiment considéré si difficile que cela. Après tout, beaucoup accepteraient si D-ieu venait se dévoiler à eux et leur parlait directement, l'apparition divine leur donnerait la force de surmonter l'épreuve. En outre, à l'époque existait un culte d'idôlatre "à la mode" qui consistait à sacrifier son premier-né à une idôle appelée "Molekh", la pratique n'était donc pas nouvelle. Rabbi Nathan demande alors: En quoi consistait l'épreuve d'Avraham? Il nous répond avec les enseignements de Rabbi Na'hman. Rabénou enseigne dans le Likoutey Moharane (12, tôme II): " L'essentiel du Judaïsme consister uniquement à aller avec intégrité et simplicité sans aucun raisonnement personnel, et à veiller à ce qu'Ha-chem Itbarakh soit présent dans chaque chose que l'on fait, sans tenir aucun compte de son prestige personnel. Si l'honneur d'Ha-chem est présent dans la chose on la fera, sinon non". La qualité énonçée ici est la "Temimout", c'est à dire la capacité à ne pas se poser de question sur les voies de D-ieu: sont-elles justes ou pas, vont-elles dans mon intérêt? Et c'est à ce niveau que se situait l'épreuve d'Avraham. Rabbi Nathan explique qu'effectivement Avraham n'avait pas trop de difficulté par rapport à l'action elle-même (sacrifier son fils unique) car D-ieu Lui-même l'avait demandée. En vérité tout le test consistait à ne se poser aucune question et à n'avoir aucun doute sur la décision d'Ha-chem Itbarakh, pas le moindre petit soupçon d'arrière-pensée. Si Avraham avait commencé à évaluer la situation ou à éprouver un petit doute sur la justice divine, il n'aurait pas réussi son examen et le peuple juif n'aurait peut-être jamais vu le jour, D-ieu en préserve. Replaçons nous dans le contexte: D-ieu a promis à Avraham une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et finalement, à l'age de 100 ans et contre toute attente, Il lui donne un fils qui va assurer cette descendance. Et subitement D-ieu lui demande de tuer ce fils unique. Deuxièmement, toute sa vie Avraham l'a passée à dénoncer l'idôlatrie et en particulier cette idôlatrie qui consiste à tuer son premier-né, l'humanité entière le connait sous l'image du patriarche qui dévoile l'existence de D-ieu et Sa bonté infinie. S'il tue son fils il devient la risée du monde entier et n'a plus aucune crédibilité, il ne peut donc plus continuer à rapprocher les gens d'Ha-chem, ce qui constitue son unique motivation. Dans cette situation, on peut donc à "juste" titre se poser des questions, demander à D-ieu s'il n'y a pas d'autres moyens. On comprend maintenant la difficulté de l'épreuve et la grandeur.d'Avraham Avinou, non seulement il n'a éprouvé aucun doute mais il s'est aussi empressé de réaliser la volonté divine grace à cette qualité dont nous a parlé Rabbi Na'hman: la Temimout. Bien sûr D-ieu l'a ensuite empéché de sacrifier Its'hak. A nous aussi il est demandée cette qualité. Bien que je ne comprenne pas les chemins de D-ieu et la manière dont Il régit le monde, je ne dois pas remettre sa justice en question, je dois au contraire faire taire les doutes et questions qui sont le fruit du Yetser Ara (mauvais penchant). Chaque évènement tragique contient un bien infini voilé. Parfois nous voyons de notre vivant que cet évènement était en fin de compte pour le bien, parfois, il faut attendre quelques décennies, voire plusieurs siècles. D'autres évènements ne nous seront expliqués qu'avec la venue du Machia'h qui nous prouvera que les plus grands malheurs recelaient en eux un bien incommensurable. Car il ne faut pas oublier que nous ne possédons pas la totalité du puzzle, l'être humain n'est que de passage sur terre et l'essentiel de sa vie est la vie éternelle, ici nous ne faisons que nous préparer à ce passage et tout ce qui nous arrive est dans l'intérêt de celui-ci. Par conséquent, Rabbi Na'hman nous demande de mettre de côté nos raisonnements personnels ('Hokhmot) et nos doutes sur la justice de D-ieu car D-ieu est le meilleur des pères et Il agit envers avec un amour infini, c'est d'ailleurs parce qu'il est infini que cet amour est parfois incompréhensible. Celui qui se comporte de cette manière connaitra alors une vie beaucoup plus épanouie, en effet la confiance en D-ieu est garante de toutes les bénédictions. Mais celui qui fait passer son prestige et ce qu'il croit être ses intérêts personnels avant la foi, celui qui conditionne son attachement au Créateur en fonction de sa propre intelligence, celui-là se met en danger ainsi que le dit Rabbi Na'hman dans ce même enseignement: "Celui qui va selon sa propre intelligence et sa propre sagesse peut tomber dans de nombreuses erreurs et de de nombreux revers et connaitre à cause de cela de grands malheurs, D-ieu en préserve. Et il y a de grands mécréants célèbres qui ont causé énormément de dommages et ont trompé le monde, cela à cause de leur propre sagesse et intelligence". Il nous faut comprendre que les gens qui se trompent et trompent les autres peuvent ne pas avoir de mauvaises intentions mais leur erreur consiste à vouloir analyser et décider eux-mêmes des chemins à suivre, ce qui relève inconsciemment de l'orgueil. En revanche, l'humilité consiste à se comporter simplement, avec Temimout, selon les directives de la Torah et à veiller dans tout ce que l'on fait à ce que l'honneur de D-ieu soit présent, c'est la plus grande des réussites.
EMOUNA (LA FOI)
-"La Emouna vient grace à la Tsédaka (dons aux nécessiteux)." Commentaire: Le fait de donner à un pauvre permet à ce dernier de faire taire en lui toutes ses questions concernant la justice de sa situation de pauvre, le sauvetage procuré par la Tsédaka renforce sa foi que D-ieu ne l'abandonnera pas. Rabbi Na'hman explique que la vraie Tsédaka consiste à donner jusqu'au stade où on se met soi-même un peu en danger financier, celui qui donne de cette manière fait preuve de Emouna et verra celle-ci se renforcer par le mérite de sa Tsédaka. En outre il ne sera jamais perdant. -"Grace à la foi on peut comprendre Ha-chem Itbarakh." Commentaire: Dans la mesure où l'homme a été créé pour connaitre son Créateur, il nous est demandé de progresser constamment dans cette connaissance, c'est à dire la compréhension de ce que fait Ha-chem. Bien évidemment cette démarche doit toujours être fait dans l'esprit qu'Ha-chem est infini et qu'on est toujours loin de la véritable compréhension. Néanmoins, notre devoir est de Le comprendre selon nos possibilités. Rabbi Na'hman nous préconise donc le moyen d'y arriver, il s'agit de se renforcer dans la Emouna. Quand une personne fait preuve de foi, elle crée une proximité "sentimentale" qui entrainera une augmentation de sa connaissance d'Ha-chem, c'est à dire un élargissement de sa compréhension intellectuelle (grace à l'étude de la Torah) et intuitive du Créateur. -"La Emouna permet d'atteindre le Bita'hon (confiance absolue)" Commentaire: La foi est la croyance que D-ieu est présent absolument partout, qu'Il dirige le monde et que tout ce qu'Il fait est pour le bien, par conséquent je n'ai rien à craindre de personne. Néanmoins, en situation difficile il arrive que l'individu cède aux doutes ou à la panique bien qu'il sache que D-ieu est l'instigateur de tout (pour le bien). Il n'a donc pas réussi à entrainer cette foi en situation d'épreuve. Par contre, le Bita'hon est l'expression de la Emouna qui atteint son apogée, même quand la situation est horriblement difficile on ne se laisse absolument pas perturbé et on garde la confiance absolue que le sauvetage viendra, et il viendra beaucoup plus vite grace au Bita'hon. Si l'on peut donner une image: la Emouna consiste à être certain que l'argent qui nous manque viendra et le Bita'hon consiste à dèjà remplir les chèques et les donner. Quoi qu'il en soit, le Bita'hon ne peut être que le fruit d'un travail sur la Emouna (sinon ce n'est que de l'inconscience).
Il est permis à un médecin de recevoir un paiement, à la sortie du Chabat, parce qu'il s'est occupé d'un malade pendant Chabat, il en est de même pour une sage femme (accoucheuse). En effet, bien qu'il soit interdit de recevoir de l'argent pour un travail effectué à Chabat (et à plus forte raison de travailler), les Sages n'ont pas interdit de recevoir un salaire du Chabat quand il s'agit d'une Mitsvah (soigner ou aider à l'accouchement). Néanmoins, il convient de recevoir ce paiement
MA'HLOKET
"À cause de la Ma'hloket (controverse, conflit, dispute) on en vient à l'hérésie et on n'arrive plus à prier avec concentration. Mais quand règne le Chalom, l'athéïsme et l'hérésie qu'il y a en chacun s'annulent. Car quand il y a la paix et qu'on discute l'un avec l'autre, l'un peut aider l'autre à sortir de ses fausses idées et ainsi ôter de son coeur athéïsme et hérésie. Mais à cause des disputes on ne se fréquente pas son prochain et on ne l'attire pas vers la vérité. Et parfois, même quand on discute avec autrui, l'un n'écoute pas l'autre parce qu'il veut toujours avoir raison (ce défaut provenant de la Ma'hloket)." (Likoutey 'Etsot, Chalom 8)



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Un grand remerciement à Rav. Eliyahou Haviv pour ses textes et Dvars Torahs.
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