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Vayera (5769)

Dédiée à la réfoua chéléma de Dvorah Isabelle bat Myriam Ginette ‘Haya et René ben Denise. Ainsi qu’à l’élévation de l’âme d’Albert Avraham ben Sim’ha Tordjman.

« D-ieu apparut à Avraham dans les plaines de Mamré, alors qu’il était assis à la porte de sa tente, à la chaleur du jour. Avraham leva les yeux et vit que trois hommes se tenaient debout devant lui. Il les vit et courut à leur rencontre depuis la porte de la tente et se prosterna à terre. Il leur dit : mes maîtres, si j’ai trouvé grâce à vos yeux ne passez pas sans vous arrêter chez votre serviteur ».

Le début de la Paracha Vayéra nous raconte que D-ieu vint rendre visite à Avraham trois jours après la circoncision de ce dernier, lorsque sa douleur était maximale. On apprend de cela la mitsva de venir rendre visite aux malades/bikour ‘holim.

Puis trois étrangers apparaissent au loin et Avraham courre à leur rencontre pour les inviter à se restaurer à l’intérieur de sa tente. Ce sont trois anges qui viennent chacun nantis d’une mission spéciale mais Avraham ne le sait pas encore. Preuve en est du fait qu’il leur demande de se laver les pieds, de peur qu’ils ne fassent partie des idolâtres adorateurs de cette poussière. On apprend de cela une autre mitsva : avoir des invités/akhnassat or’him.

La succession de ces deux faits soulèvent néanmoins une énorme question lorsqu’on sait qu’Avraham interrompt de lui-même sa discussion avec D-ieu pour aller inviter à manger des marchands qu’ils soupçonnent d’idolâtrie.

Moi je serais resté avec D-ieu…

Rabbi Na’hman enseigne : « l’essentiel du judaïsme consiste à se comporter simplement, sans aucune sophistication, et à veiller que D-ieu soit présent dans chaque chose que l’on fait, sans faire attention à son prestige personnel. Si la présence de D-ieu/ Kavod y est, qu’on la fasse, sinon non. En se comportant ainsi on ne chutera jamais » ( Likoutey Moharan 12, tome 2).

Le mot Kavod est généralement traduit en français par la gloire, les honneurs et le respect. Ces traductions restent néanmoins un peu éloignées du sens de ce mot. Donner du Kavod à quelqu’un c’est donner un sens à sa présence.

Lorsque quelqu’un est sous les feux des projecteurs, moment de gloire parce que tout le monde l’écoute, lorsqu’on lui rend des honneurs, alors il existe, sa présence a un sens. Donner du kavod à autrui c’est le faire exister, lui montrer dans les faits que son existence nous est chère. C’est ainsi qu’il faut comprendre le commandement du kavod aux parents ainsi que celui du kavod des époux l’un envers l’autre.

C’est aussi ainsi qu’il faut comprendre le kavod envers D-ieu. C’est une mitsva qui consiste à Le faire exister dans nos pensées, nos paroles et nos actions. En d’autres termes Lui permettre de nous rendre visite, tel Avraham qui a l’honneur de la présence divine parce qu’il souffre de sa récente circoncision.

Et pourtant il arrête tout pour aller parler à des marchands…

Si l’on s’en tient à l’enseignement de Rabbi Na’hman, qui était bien évidemment vécu par Avraham, le kavod de D-ieu est plus important lorsqu’on reçoit des invités que lorsqu’Il nous parle. Rabénou le dit explicitement dans le séfer hamidot : « recevoir des invités est plus important que recevoir la présence divine » (akhnassat or’him 6).

Que doit-on comprendre de cela?

C’est gigantesque et en même temps d’une simplicité absolue : le kavod de D-ieu est plus présent lorsque des êtres humains s’aiment et se respectent que lorsqu’on est seul avec Lui. D-ieu est surtout présent lorsque des époux se battent pour construire leur amour, lorsque des parents se brisent pour élever leurs enfants dans la joie et le respect, lorsque des juifs oublient leur prestige et leurs complexes afin de vivre en paix et manger l’un chez l’autre.

Tout cela étant bien sûr appliqué dans les normes de la sainteté.

Et nous, nous nous fâchons au nom de D-ieu. Nous nous évitons au nom de D-ieu et d’une soi-disante vérité basée sur l’exclusion de ceux qui ne pensent pas comme nous, qui ne vivent pas comme nous, qui ne nous parlent pas comme notre « honneur » le mériterait.

L’un des noms de D-ieu est Chalom, ne l’oublions jamais.


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