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Vayichlach

“Il arriva à un endroit où il dormit car le soleil s'était couché...” (Béréchith 28: 11)

Après avoir reçu les bénédictions de son père Yits'haqYa'aqov partit de Béer Shéva' en direction de 'Haran. Néanmoins, nos Sages enseignent qu'avant de partir, il étudia 14 ans la Tora dans la yéchiva de Chem et 'Ever sans dormir une seule nuit. Une fois en route, il passa devant le mont Hamoria où Avraham et Yits'haq avaient prié D-ieu des années auparavant mais il ne s'arrêta pas pour en faire de même. C'est seulement après plusieurs jours qu'il réalisa son erreur, mais que faire ? Il s'était énormément éloigné de l'endroit. Malgré tout, il décida de revenir sur ses pas et pour le récompenser D-ieu fit un miracle : c'est le Mont Hamoria lui-même qui se déplaça vers Ya'aqov. Il pria avec ferveur et, une fois ses dévotions terminées, il se prépara à reprendre son chemin quand, soudainement, une nuit épaisse envahit le lieu alors qu'on était en milieu de journée. Ya'aqov réunit alors douze pierres sous sa tête en guise d'oreiller et s'endormit. Rabbi Nathan de Breslev pose la question : puisque Ya'aqov avait évacué le sommeil de ses yeux pendant 14 ans pour étudier la Tora, pourquoi dormir ici ? Il répond avec les enseignements de Rabbi Na'hman de Breslev.
Le jour correspond à la clarté. Quand Ya'aqov   étudiait la Tora, il comprenait la manière dont D-ieu avait créé le monde et les intentions divines contenues dans la création, il apprenait à mieux connaitre Hachem afin de mieux le servir. En revanche l'obscurité et le sommeil correspondent à un arrêt de nos capacités intellectuelles qui “dorment” pendant la nuit, c'est à dire que cette dernière symbolise toutes les situations que nous ne pouvons pas comprendre. Car en vérité, le Mont Hamoria était l'emplacement du futur Beth Hamiqdach (Temple) et l'endroit où Ya'aqov s'était arrêté n'était autre que le futur “Saint des saints”, c'est à dire le lieu originel de la création. Or ce lieu, qui est le point de passage entre le ciel et la terre, est absolument trop élevé pour qu'un esprit humain puisse en avoir une quelconque compréhension intellectuelle, il symbolise tous les évènements incompréhensibles qui peuvent arriver à un juif en particulier et au peuple d'Israël en général. Ya'aqov comprit alors qu'était arrivé pour lui le temps de “dormir”, c'est à dire de mettre son intelligence de côté et de se reposer uniquement sur la foi en D-ieu, l'émouna.
Rabbi Na'hman explique que l'émouna commence là où la compréhension s'arrête. Selon les situations de la vie, il existe des moments où on doit s'arrêter de réfléchir et avoir la confiance en D-ieu que ce qui est en train de se produire est pour le bien.
En effet, même si on y passait des journées entières, certains évènements restent et demeureront inaccessibles à notre entendement jusqu'à l'arrivée du Machia'h (Messie). Il est d'ailleurs normal qu'il en soit ainsi car si on pouvait tout comprendre, on n'aurait plus de mérite à servir D-ieu. Ya'aqov comprit donc que malgré son savoir immense, il avait atteint les limites de son intelligence et qu'il allait commencer à servir D-ieu d'une nouvelle manière, complémentaire et indispensable à l'étude de la Tora : la foi, qualité grâce à laquelle le peuple juif aurait la force de surmonter toutes les épreuves à venir. C'est pourquoi Ya'aqov fit alors le fameux rêve de l'échelle pendant lequel il lui fut dévoilé les quatre exils successifs dont seraient victimes les enfants d'Israël. L'échelle symbolise le fait que tel est le travail de l'homme de devoir “descendre” sur cette terre où les forces du mal ont tellement d'emprise et c'est ici qu'il nous faut séparer le mal du bien grâce à nos actions, afin de retourner ce bien vers le ciel. Le travail essentiel du juif est précisément de relier le ciel et la terre grâce à cette échelle dont les pieds sont “plantées à terre et le sommet arrive jusqu'au ciel.” Néanmoins, il faut pour cela avoir la foi que la Tora et la pratique des mitswoth remplissent cette fonction car nous ne le voyons pas. Il faut savoir et croire que malgré toutes les souffrances et persécutions, nous sommes en train de construire un bonheur éternel en servant D-ieu. C'est précisément à cet endroit  que Ya'aqov  Avinou  (Ya'aqov notre père) institua la prière du soir ('Arvith). Il voulait ainsi nous transmettre que même dans les situations les plus obscurs (la nuit spirituelle), il ne faudrait pas perdre confiance et continuer à prier D-ieu de toutes ses forces afin de voir le secours et la délivrance arriver. Car la prière et la foi vont absolument de pair, plus un homme a la foi, plus il prie en quantité et en qualité (ferveur). Rabbi Na'hman enseigne : “Il est évident que si un homme avait une foi totale et qu'il croyait qu'Hachem se tient devant lui et écoute chaque parole qui sort de sa bouche et entend sa prière, il prierait comme il convient” (Liqouté Moharan 155). Mais la longue nuit de l'exil a tendance à introduire le doute dans l'esprit de l'homme et à affaiblir son émouna. Par conséquent, suivons l'exemple de Ya'aqov Avinou et prions D-ieu afin qu'il nous donne la force de toujours rester confiants et de savoir que même si nous ne le voyons pas toujours, nous sommes résolument en route vers un bonheur éternel, Amen !



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