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Vayichlach (5768)
INCOMPRÉHENSIBLE
"Il lui dit: mon maitre sait que les enfants sont tendres..." (Béréchit 33- 13) Après avoir quitté la maison de son fourbe de beau-père Lavan, Ya'akov retourna vers le pays de sa naissance, le futur Erets Israël. Mais une terrible épreuve se présentait: revoir son frère 'Esav qui était rongée de haine envers lui car il lui avait "volé" les bénédictions paternelles. Heureusement, D-ieu intervint et protégea Ya'akov au point qu'Esav ne put lui faire le moindre mal malgrè les 400 guerriers qui l'accompagnaient. Il s'amadoua alors et lui proposa de l'accompagner, ce que Ya'akov refusa poliment en lui expliquant que les enfants étaient "tendres" et avaient besoin de se reposer ainsi que le bétail. 'Esav continua seul son chemin. Nous allons comprendre grace aux enseignements de Rabbi Na'hman que même cette proposition d'accompagnement recelait une tentative de piège. Un piège dont beaucoup d'entre nous sont encore victimes aujourd'hui. De nos jours, les sociétés modernes se meuvent selon le postulat de base du "Tout, tout de suite". Plus une chose est facile, c'est à dire moins on y "perd" de temps, et plus cette chose a de la valeur. Par exemple, au niveau des ordinateurs, ces derniers deviennent quasiment obsolètes une fois qu'un nouveau modèle sort sur le marché, plus rapide que le précédent. Un voyage en avion coûte plus cher qu'un voyage en voiture, qui coûte plus cher qu'un voyage en autobus, tout est fonction de la rapidité du service. Dans le domaine des loisirs il en va de même, le consommateur recherche le plus grand plaisir, le plus facilement, le plus rapidement car on n'aime pas attendre. Qui ne s'est pas retrouvé dans une file d'attente en train de se dire qu'il était en train de perdre son temps. Cette attitude du "Tout, tout de suite" est sous-tendu par un défaut de base qui n'est autre que l'extrémisme. Oui, 'Esav est le symbole de l'extrémisme. Dans les sociétés occidentales, celui qui n'est pas le meilleur, le premier ou le plus intelligent n'a pas d'importance. On ne se soucie pas du compétiteur qui est arrivé quatrième aux jeux olympiques. Tous les efforts qu'il a fournis n'interessent pratiquement personne, en tout cas surement pas les Média qui ne parlent généralement que du premier. Ceci pour répondre à la soif d'information du consommateur qui n'aime se nourrir que de fantastique et d'exceptionnel, c'est à dire d'extrêmisme. Il s'avère que la civilisation d'Esav entraine sur l'individu une certaine pression sociale et psychologique car il convient d'avoir "Tout, tout de suite". Il faut savoir que ce comportement n'est pas Juif, mais nous nous y sommes tellement habitués qu'il faut redoubler d'attention afin qu'il n'entrave pas notre retour vers D-ieu. En effet, l'extrémisme d'Esav entraine l'individu qui fait Téchouvah à vouloir aller trop vite par rapport à ses possibilités ou à prendre des positions extrémistes, qui vont parfois même à l'encontre de la Torah. Exemple classique s'il en est de celui qui, nouvellement repenti, ne veut plus avoir de contact avec ses parents car ils ne lui ont pas enseigné la Torah ou parce qu'ils ne mangent pas encore Kasher. Ceci est une transgression du commandement de "Kivoud Av Vahem" (respect des parents). Ou encore l'exemple de celui qui veut tout de suite apprendre les plus profonds secrets de la Kabbale pratique alors qu'il y a encore quelques temps il faisait des choses contraires à la Torah. Rabbi Na'hman nous apprend qu'il ne faut pas aller plus vite que ses possibilités du moment ainsi que l'enseignent nos Sages: "Celui qui veut se purifier, on l'aide (du ciel) en lui, disant: attends!" (Talmud Yoma 38-39). Et même si celui qui a fauté doit s'empresser de servir D-ieu, néanmoins il est impossible de Le servir avec extrémisme, c'est à dire selon un niveau supérieur à ses possibilités, selon le principe qu'un trop-plein d'huile entraine une extinction de la bougie. Rabénou enseigne que celui qui va trop vite courre un gros risque de tout ou beaucoup lacher, comme de trop nombreux cas nous l'ont prouvé dans le passé. Par conséquent, quand 'Esav (le penchant du mal) vient nous proposer de marcher avec lui, il faut lui répondre comme Ya'akov que "les enfants sont tendres" et que le bétail a besoin de se reposer. Il ne s'agit pas bien sur d'être fainéant mais simplement de concentrer ses efforts selon ses possibilités et dans des domaines de pratique religieuse qui correspondent à notre niveau. Quant à cette volonté de vouloir bien faire tout de suite, il faut l'exprimer au niveau de nos prières en affirmant à D-ieu que nous voudrions déjà nous comporter comme des Tsadikim et en Lui demandant de nous aider dans ce sens, mais on priera aussi pour ne pas tomber dans le piège de l'extrémisme, que nos Sages ont surnommé "Ribouy Or" (un trop-plein de lumière), petit à petit on verra ainsi ses capacités spirituelles augmenter et on vivra sa dévotion de manière équilibrée. Pour terminer, il faut savoir que ceux qui ne sont pas entrés de plein-pied dans la 'Avodat Ha-chem (service divin) sont eux-aussi victimes de cet extrémisme d'Esav. En effet, étant donné que la civilisation d'Esav ne donne d'importance qu'à ceux qui sont capables de grands exploits, la notion de petit effort personnel est automatiquement ridiculisé. C'est ainsi que celui qui songe à devenir un Juif au plein sens du terme se découragera en pensant que les petits efforts qu'il est capable de fournir sont insignifiants en comparaison à ceux des meilleurs: les Tsadikim, il est alors la victime d''Esav. Mais la logique de D-ieu n'a rien à voir avec celle de l'homme. Au contraire Rabbi Na'hman a dévoilé que le plus grand honneur que le peuple juif puisse faire à D-ieu réside dans les petits efforts des gens les plus éloignés. Oui, les balbutiements des débutants procurent à Ha-chem la fierté la plus grande. Personne ne nous connait mieux que D-ieu, il comprend nos difficultés et nos faiblesses et ne demande pas plus que ce que nous pouvons faire pour l'instant car Il sait bien que "les enfants sont tendres".
L'ADOUCISSEMENT DES DECRETS RIGOUREUX
• Au moment où des souffrances vont s'abattre sur quelqu'un, on leur fait jurer de ne s'abattre que tel jour et de repartir tel jour à telle heure et par l'intermédiaire d'un tel remède. Mais la Téchouva (repentir), la Téfila (prière) et la Tsédaka (charité) ont le pouvoir d'annuler ce serment (et donc le décret). • La démoralisation, c'est à dire la tristesse, entraine la malchance, et la malchance (ro'a mazal) fait régner sur nous l'attribut de la rigueur. • Lire la Parachat 'Hochen (Chémot 28:15 à 30 et 39:8 à 21) entraine l'annulation des décrets rigoureux. • Quand une personne souffre il faut qu'elle donne de la Tsédaka. Cette Tsédaka constitue alors une sorte de salaire du juge et grace à cela les décrets sont adoucis. Car celui qui prend un salaire pour juger, ses décrets sont annulés. • Jusqu'où va la portée des souffrances: celui qui passe 40 jours sans la moindre petite souffrance a déjà reçu sa récompense dans ce monde et un chatiment l'attend. • Celui qui fait des reproches à son ami au nom du ciel, un fil de bonté s'abattra sur lui.
Toutes les huiles et toutes les mêches sont valables pour la Mitsva de 'Hanoucca. Néanmoins la meilleure façon de procéder est d'utiliser de l'huile d'olive et des mêches en coton. Et même si les bougies de cire sont acceptables pour l'allumage de la 'Hanoukia (Ménora), malgrè tout l'essentiel est d'utiliser de l'huile car c'est avec de l'huile que le miracle eut lieu dans le Bet Hamikdash.(Yalkout Yossef)
HIT'HAZEKOUT
"J'ai entendu de la bouche de Rabénou un enseignement incroyable sur la grandeur redoutable du Créateur et il n'est pas possible de le retransmettre par écrit. Néanmoins ces paroles débouchèrent ensuite sur un discours sur la ténacité et le renforcement (Hit'hazekout): même si l'homme tombe à l'endroit où il tombe, chacun selon sa chûte (D-ieu en préserve) malgrè tout il doit tenir bon et ne jamais se décourager. Car la grandeur de D-ieu est incommensurable, au-dessus de la Torah et à ce niveau tout peut se réparer étant donné que la Téshouva est au-dessus de la Torah. Je lui demandai alors: comment atteint-on cela? Il me répondit: Il est possible de l'atteindre à condition de ne jamais cesser de crier, de prier et de demander. Crie, prie et supplie sans jamais t'en lasser et tu finiras par te relever de ta chûte car tel est le principe de la Téshouva." ('Hayé Moharan 565)



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