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Vayichlach (5769)
Ralentir, danger!

“Il lui dit: 'Mon maître sait que les enfants sont tendres...'” (Béréchith 33- 13)

Après avoir quitté la maison de son fourbe de beau-père Lavan, Ya'aqov (Jacob) retourna vers le pays de sa naissance, le futur Eretz Israël. Cependant, une terrible épreuve se présentait devant lui : revoir son frère 'Essav qui était rongé de haine envers lui car il lui avait “volé” les bénédictions paternelles. Heureusement, D-ieu intervint et protégea Ya'aqov au point qu''Essav ne put lui faire le moindre mal malgré les 400 guerriers qui l'accompagnaient. Il s'amadoua alors et lui proposa de l'accompagner, ce que Ya'aqov refusa poliment en lui expliquant que les enfants étaient “tendres” et avaient besoin de se reposer ainsi que le bétail. 'Essav continua seul son chemin. Nous allons comprendre grâce aux enseignements de Rabbi Na'hman de Breslev que même cette proposition d'accompagnement recelait une tentative de piège. Un piège dont beaucoup d'entre nous sont encore victimes aujourd'hui.

De nos jours, les sociétés modernes se meuvent selon le postulat de base du “tout, tout de suite”. Plus une chose est facile, c'est à dire moins on y “perd” de temps, plus cette chose a de la valeur. Par exemple, au niveau des ordinateurs, ces derniers deviennent quasiment obsolètes une fois qu'un nouveau modèle sort sur le marché, plus rapide que le précédent. Un voyage en avion coûte plus cher qu'un voyage en voiture, qui coûte plus cher qu'un voyage en autobus, tout est fonction de la rapidité du service. Dans le domaine des loisirs il en va de même, le consommateur recherche le plus grand plaisir, le plus facilement, le plus rapidement car on n'aime pas attendre. Qui ne s'est pas retrouvé dans une file d'attente en train de se dire qu'il était en train de perdre son temps ?

Cette attitude du “tout, tout de suite” est sous-tendu par un défaut de base qui n'est autre que l'extrémisme. Oui, 'Essav est le symbole de l'extrémisme. Dans les sociétés occidentales, celui qui n'est pas le meilleur, le premier ou le plus intelligent n'a pas d'importance. On ne se soucie pas du compétiteur qui est arrivé quatrième aux jeux olympiques. Tous les efforts qu'il a fournis n'intéressent pratiquement personne, en tout cas sûrement pas les médias qui ne parlent généralement que du premier. Ceci pour répondre à la soif d'information du consommateur qui n'aime se nourrir que de fantastique et d'exceptionnel, c'est à dire d'extrémisme. Il s'avère que la civilisation d''Essav entraîne sur l'individu une certaine pression sociale et psychologique car il convient d'avoir “tout, tout de suite”.

Il faut savoir que ce comportement n'est pas juif, mais nous nous y sommes tellement habitués qu'il faut redoubler d'attention afin qu'il n'entrave pas notre retour vers D-ieu. En effet, l'extrémisme d''Essav entraîne l'individu qui fait téchouva (qui se repent) à vouloir aller trop vite par rapport à ses possibilités ou à prendre des positions extrémistes, qui vont parfois même à l'encontre de la Tora. L'exemple classique s'il en, est de celui qui – nouvellement repenti – ne veut plus avoir de contact avec ses parents car ils ne lui ont pas enseigné la Tora ou parce qu'ils ne mangent pas encore kacher. Ceci est une transgression du commandement de “Qivoud Av Vahem” (le respect dû aux parents). Ou encore, l'exemple de celui qui veut tout de suite apprendre les plus profonds secrets de la Kabbale pratique alors qu'il y a encore quelques temps il faisait des choses contraires à la Tora.

Rabbi Na'hman nous apprend qu'il ne faut pas aller plus vite que ses possibilités. De fait, nos Sages nous ont enseigné : “Celui qui veut se purifier, on l'aide (du Ciel) en lui, disant : 'Attends !'" (Yoma 38-39). Et même si celui qui a fauté doit s'empresser de servir D-ieu, néanmoins il est impossible de Le servir avec extrémisme, c'est à dire selon un niveau supérieur à ses possibilités, selon le principe qu'un trop-plein d'huile entraîne une extinction de la bougie (la Tora). Rabbénou (notre Maître) enseigne que celui qui va trop vite court un gros risque de tout – ou beaucoup – lâcher, comme de trop nombreux cas nous l'ont prouvé dans le passé. Par conséquent, lorsqu''Essav (le penchant du mal) vient nous proposer de marcher avec lui, il faut lui répondre comme Ya'aqov que “les enfants sont tendres” et que le bétail a besoin de se reposer.

Bien sûr, il ne s'agit pas d'être fainéant, mais simplement de concentrer ses efforts selon ses propres possibilités et dans des domaines de pratique religieuse qui correspondent à notre niveau. Quant à cette volonté de vouloir bien faire tout de suite, il faut l'exprimer au niveau de nos prières en affirmant à D-ieu que nous voudrions déjà nous comporter comme des Tsadiqim et en Lui demandant de nous aider dans ce sens. Cependant, on priera aussi pour ne pas tomber dans le piège de l'extrémisme, que nos Sages ont surnommé “un trop-plein de lumière”. En agissant de la sorte, nous verrons petit à petit que nos capacités spirituelles augmenteront et on vivra notre dévotion de manière équilibrée.

Pour terminer, il faut savoir que ceux qui ne sont pas entrés de plein pied dans l''Avodath Hachem (le Service divin) sont eux aussi victimes de cet extrémisme d''Essav. En effet, étant donné que la civilisation d''Essav ne donne d'importance qu'à ceux qui sont capables de grands exploits, la notion de petit effort personnel est automatiquement ridiculisé. C'est ainsi que celui qui songe à devenir un juif au plein sens du terme se découragera en pensant que les petits efforts qu'il est capable de fournir sont insignifiants en comparaison à ceux des meilleurs : les Tsadiqim ; cette personne est alors la victime d''Essav.

Cependant, la logique de D-ieu n'a rien à voir avec celle de l'homme. Au contraire Rabbi Na'hman a dévoilé que le plus grand honneur que le peuple juif puisse faire à D-ieu réside dans les petits efforts des gens les plus éloignés. Oui, les balbutiements des débutants procurent à Hachem la fierté la plus grande. Personne ne nous connaît mieux que D-ieu ; le Créateur comprend nos difficultés et nos faiblesses et ne demande pas plus que ce que nous pouvons faire pour l'instant car Il sait bien que “les enfants sont tendres”.

L'adoucissement des décrets rigoureux

• Au moment où des souffrances vont s'abattre sur quelqu'un, on leur fait jurer de ne s'abattre que tel jour et de repartir tel jour à telle heure et par l'intermédiaire d'un tel remède. Cependant, la téchouva (repentir), la téfila (prière) et la tsédaqa (charité) ont le pouvoir d'annuler ce serment (et donc le décret).

• La démoralisation, c'est à dire la tristesse, entraîne la malchance, et la malchance (le mazal ra') fait régner sur nous l'attribut de la rigueur.

• Lire la parachath 'Hochen (Chémoth 28:15-30 et 39:8-21) entraîne l'annulation des décrets rigoureux.

• Quand une personne souffre, il faut qu'elle donne la tsédaqa. Cette tsédaqa constitue alors une sorte de salaire du juge et grâce à cela les décrets sont adoucis. De fait, celui qui prend un salaire pour juger, ses décrets sont annulés.

• Jusqu'où va la portée des souffrances ? La personne qui passe 40 jours sans la moindre petite souffrance a déjà reçu sa récompense dans ce monde et un châtiment l'attend.

• Celui qui fait des reproches à son ami au nom du Ciel, un fil de bonté s'abattra sur lui.



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